Maroc : des islamistes «light» accèdent au pouvoir

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DÉCRYPTAGE - La victoire quasi certaine selon des résultats partiels des islamistes monarchistes aux élections législatives anticipées ne menace pas le régime mais marque une rupture à la fois institutionnelle et idéologique avec le passé.

Institutionnelle d'abord. Si les résultats se confirment (samedi en fin d'après-midi, selon des résultats partiels, le Parti justice et développement obtenait 80 sièges sur 395, les résultats définitifs étants attendus dimanche), le roi Mohamed VI va, pour la première fois de l'histoire du Maroc, désigner un premier ministre non pas parce que tel est son souhait mais parce que la nouvelle constitution l'exige. Idéologique ensuite. Le PJD est un parti islamo-conservateur qui défend des valeurs traditionnelles. Considéré comme modéré, il avait mené campagne voici quelques années contre les festivals de musique très prisés par la jeunesse qu'il qualifiait de rendez-vous de débauche ou contre des concerts de la star libano-colombienne Shakira. Le PJD a depuis, si l'on peut dire, mis de l'eau dans son vin. L'alcool ne sera pas prohibé et le port du voile ne risque pas de devenir une obligation pour les femmes. Bref, les Marocains vont rester libres de choisir leur mode

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