Marlon Brando, la gloire de la dissonance

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Marlon Brando dans le film « Un tramway nommé désir  » en 1951.
Marlon Brando dans le film « Un tramway nommé désir  » en 1951.

Cynique et enjôleur, misanthrope et séducteur, l’acteur incarne l’ambivalence de l’Amérique des années 1960.

DOCUMENTAIRE, ARTE Dimanche 7 - 23 h 10 Le 1er juillet 2004, Marlon Brando mourait d’une embolie pulmonaire, à Los Angeles. Il avait 80 ans. Depuis le suicide de sa fille Cheyenne, en 1995, il vivait reclus dans une immense villa qui ­surplombait Hollywood, tout en haut de Mulholland Drive, la route devenue célèbre grâce au film de David Lynch.

Ses cendres furent dispersées par ses douze enfants sur l’atoll de Tetiaroa, un chapelet d’îles en Polynésie, qu’il possédait depuis 1966 et où il se retirait souvent pour échapper à cette gloire dont il ne voulait pas. Elia Kazan, le réalisateur avec qui il a tourné une série de chefs-d’œuvre – Un tramway nom­mé Désir (1951), Viva Zapata ! (1952), Sur les quais (1954) –, le ­considérait comme le plus grand des acteurs. Il n’avait pas tort.

« Je ne sais pas aimer » Au-delà des images qui ont construit le mythe (le tee-shirt blanc du Tramway, le blouson de cuir de L’Equipée sauvage, le Stetson de La Poursuite impitoyable) et l’ont transformé en icône, pendant masculin de Marilyn Monroe et symbole d’une jeunesse américaine en révolte, Marlon Brando restera sans doute comme le roi des acteurs. Un Roi Lear à la sensibilité exceptionnelle. Cynique. Buté. Et l’instant d’après ange au sourire enjôleur. Tantôt dur comme Humphrey Bogart. Tantôt mélancolique comme Charlie Chaplin. Une sorte de fauve qui, tout en misant sur l’instinct, préparait avec minutie ses rôles.

Dans un étonnant portrait qu’il lui consacra en 1956 dans The New Yorker...

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