Marks and Spencer: le CE promet des "actions judiciaires"

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Le magasin Marks and Spencer des Champs-Elysées, à Paris, le 12 novembre 2016 ( AFP/Archives / ALAIN JOCARD )
Le magasin Marks and Spencer des Champs-Elysées, à Paris, le 12 novembre 2016 ( AFP/Archives / ALAIN JOCARD )

Le comité d'entreprise de Marks and Spencer a annoncé mercredi qu'il comptait "lancer très prochainement plusieurs actions judiciaires" pour "défendre les emplois" menacés par l'annonce de la fermeture de sept magasins de l'enseigne en France.

"Les élus du comité d'entreprise sont déterminés à tout mettre en œuvre pour défendre les emplois et les droits de tous les salariés de l'entreprise", ont-ils écrit dans un communiqué.

A cette fin, ils ont "d'ores et déjà décidé de missionner un cabinet d'expertise comptable et de solliciter Me Fiodor Rilov en tant qu'avocat dans le but de lancer très prochainement plusieurs actions judiciaires".

Marks and Spencer a annoncé la semaine dernière la fermeture de plus d'une centaine de magasins dans le monde, dont sept en France, qui emploient à eux seuls plus de 500 personnes, cinq ans à peine après son retour dans l'Hexagone.

Le CE juge "inacceptable" la décision du groupe et indique l'avoir informé mercredi, lors d'une réunion avec la direction, qu'il avait "la ferme intention de démontrer que cette restructuration n'a aucune justification économique".

"En effet, la suppression de plus de 500 emplois en France a pour seul objectif d'augmenter les profits dans un groupe qui en fait déjà beaucoup", ont accusé les élus.

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  • b.renie il y a 3 semaines

    Le code du travail français divise les salariés en trois catégories les ultraprotégés qui vivent confortablement sans trop de soucis, d'autre part les pauvres hères ceux qui galèrent entre chômage et travail enfin les chômeurs longue durée qui sont carrément les oubliés du marché du travail

  • b.renie il y a 3 semaines

    Le dialogue social interne est une nécessité dans toute entreprise.dans le strict respect des acteurs dirigeants et membres du personnel représentant les salariés élus par eux. Mais ce dialogue n'est pas tourner à la cogestion. Ce serait créer un épouvantail de plus rebutant les entrepreneurs étrangers voulant s'implanter en France, les poussant à aller ailleurs. Il faut bien penser que la réglementation du travail en vigueur dans un pays est un critère de choix du site d'implantation.