Marion Rolland : " J'ai fait du ménage pendant la cérémonie d'ouverture "

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Marion Rolland : " J'ai fait du ménage pendant la cérémonie d'ouverture "
Marion Rolland : " J'ai fait du ménage pendant la cérémonie d'ouverture "

Marion, comment allez-vous ? Très bien, je rentre d'une séance de musculation, de renforcement, je suis en plein travail en ce moment, chez moi à Albertville. Je suis rentrée dans le vif du sujet, j'ai passé les quatre mois post-opératoire donc j'ai ré-attaqué tout ce qui est préparation physique. En fonction des douleurs, on gère un peu tout ça mais ça va bien. Dans deux semaines, je redescends au Centre de rééducation à St-Raphaël...

L'ambition de rechausser en avril c'est toujours d'actualité ?Rien n'est vraiment fixé pour l'instant, j'ai vraiment envie de re-skier en avril mais ce sera bien sûr seulement pour des petites glissades. Pas pour ré-attaquer l'entraînement, mais plus pour du ski libre.

Regardez-vous les Jeux Olympiques ?Non je n'ai pas tellement regardé... Je n'ai pas du tout regardé la cérémonie d'ouverture, j'en ai profité pour faire du ménage dans la maison parce qu'il fallait que je m'occupe, que je fasse autre chose. C'était un peu dur. La période du début des Jeux était compliquée à gérer. Maintenant, ça va un peu mieux mais j'aurai du mal à regarder les épreuves de ski alpin.

Avez-vous eu le temps d'avoir vos camarades de l'équipe de France au téléphone ? Avez-vous les dernières infos sur la piste ?Non j'ai pas trop eu Marie (Marchand-Arvier), je lui ai juste envoyé un petit message d'encouragement hier (lundi) soir, pour ne pas avoir à le faire avant la course, pour ne pas la chambouler. Je sais que les veilles de courses sont quand même des moments où on a envie de garder sa petite routine et de se retrouver un peu seul dans sa façon de gérer la course. Elle m'a répondu, elle m'a dit que ça lui faisait plaisir que je lui envoie un message, même si elle pensait que c'était compliqué pour moi, psychologiquement, à gérer. Mais en tout cas ça avait l'air d'aller, même si on ne s'est pas étendu sur le sujet non plus. Je lui envoie tout mon soutien mais voilà...

« Pas sûre que j'allumerai la télé pour la descente »

Marie Marchand-Arvier va s'aligner en descente et en Super-G mais à priori la piste de Super-G ne lui convient pas très bien. Elle disait qu'elle avait un petit peu d'appréhension suite à sa chute à Val d'Isère, comme gère-t-on ça ?Je pense que c'est différent pour tout le monde. Cette piste des JO, on l'a vue avec les garçons. Le problème, c'est qu'ils (les organisateurs) veulent toujours faire plus, plus impressionnant et peut-être faire un peu trop. On a pas vu l'entraînement sur la descente mais on a su que le dernier saut volait beaucoup, c'est pour ça qu'ils ont dû refaire partir le premier entraînement pour raboter un peu ce saut qui envoyait les filles assez haut et loin.

On sait que le temps s'est radouci sur Sotchi, que la neige est moins dure, qu'est-ce qui correspond le mieux à Marie ?Tous les skieurs préfèrent une neige dure et compacte, voire un peu gelée, plutôt que de la « soupe », parce que ça peut devenir très dangereux. Surtout quand on est autour des 120 km/h en descente, cela peut être très dangereux.

Mardi à 8h, vous regarderez la descente à la télé ?Je serai en train de déjeuner mais je ne suis pas sûre que j'allumerai la télé.

Marie Marchand-Arvier peut-elle réussir quelque chose ? Je pense que Marie, comme n'importe quelle fille qui prendra le départ, sait que les compteurs sont remis à zéro. C'est un peu la course d'un jour, il y a moyen de faire quelque chose même si on n'est pas leader. Bode Miller était archi-favori (en descente, ndlr) et a raté son pari de gagner une médaille. Toutes les filles, en tout cas les 30 premières qui se lancent au départ, ont les capacité de faire une médaille.

Est ce que l'adrénaline de la course vous manque ?C'est toute la compétition qui me manque, se retrouver dans un portillon de départ, s'échauffer pour une course, s'entraîner vraiment pour l'événement. Là je suis à l'entraînement mais c'est plus de la réhabilitation, ce n'est pas le même entraînement. Toute cette ambiance de course me manque forcément.

Quels échos globaux avez-vous eu sur les Jeux pour le moment ?Les seuls échos que j'ai eus, ce sont un peu les mêmes que tout le monde, je suis les réseaux sociaux, Twitter, Facebook. J'ai vu toute la polémique des pauvres journalistes qui n'avaient pas les chambres à temps, ou des problèmes dans les chambres, les athlètes qui restaient coincés dans la salle de bain, dans les ascenseurs...

Vous voyez que vous êtes bien chez vous (rires) !Oui oui plutôt pas mal finalement (rires) mais je donnerais tout pour être là-bas, même si c'est la galère, qu'il y a de la gadoue dans les rues, si c'est compliqué, qu'ils passent trois heures à faire des check-point pour faire les vérifications. Tout ça, j'aurais pris. Vivre les Jeux quand on n'y est pas, c'est très dur.

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