Marion Maréchal-Le Pen tente de rassurer Eglise et catholiques

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MARION MARÉCHAL-LE PEN TENTE DE RASSURER EGLISE ET CATHOLIQUES
MARION MARÉCHAL-LE PEN TENTE DE RASSURER EGLISE ET CATHOLIQUES

PLAN-D'AUPS-SAINTE-BAUME, Var (Reuters) - Invitée à débattre par l'évêque de Fréjus-Toulon, Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste Front national pour les élections régionales de décembre en Provence-Alpes-Côte d'Azur, a tenté samedi de rassurer l'électorat catholique sur son parti.

Cette invitation, la première d'un représentant du FN à un événement organisé par l'Eglise, divise les catholiques. La Conférence des évêques de France a pris ses distances avec cette initiative de l'évêché varois, un département qui compte un sénateur et plusieurs maires FN, et expliqué qu'elle n'engageait pas l'ensemble des évêques de France.

Applaudi par les quelques dizaines de spectateurs de cette table-ronde, à Plan-d'Aups-Sainte-Baume (Var), la députée du Vaucluse a évoqué ses convictions de croyante et a souligné l'opposition du FN au mariage entre personnes de même sexe, une position qui rejoint celle de l'Eglise.

"Je tiens à rappeler qu'il y a eu une unanimité en bureau politique pour statuer sur l'abrogation de la loi Taubira", a-t-elle souligné.

"J'ai du mal à comprendre une telle hostilité à l'égard de notre mouvement, notamment de certains évêques qui vont expliquer que la doctrine du FN n'est pas en cohérence avec la doctrine sociale de l'Eglise", a ajouté Marion Maréchal-Le Pen.

Interrogée sur les déclarations du pape François sur la nécessité de ne pas fermer la porte aux migrants, elle n'a cependant pas dévié de la ligne de son parti.

"FAUT-IL BLACKLISTER" LE FN ?

Sa tante Marine Le Pen, présidente du FN, a une nouvelle fois fustigé samedi "la déferlante migratoire" et affirmé : "mon objectif est clair: arrêter l'immigration légale et clandestine".

Marion Maréchal-Le Pen a quant à elle estimé qu'"il y a une distinction entre la charité d'une personne individuelle et ce que l'on peut demander avec discernement à un pays de faire comme politique migratoire".

"La participation de Mme Marion Maréchal-Le Pen a fait débat", a souligné l'évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey, qui a animé la table-ronde "politique et médias" à laquelle ont également participé le député Les Républicains Hervé Mariton, l'ancien député-maire socialiste d'Ajaccio Simon Renucci et un représentant de l'association anti "mariage pour tous" Sens Commun.

"Faut-il exclure une personnalité du FN, la blacklister du débat politique quand près de 40% des Varois l'ont introduit récemment lors des élections départementales ?", s'est interrogé Mgr Dominique Rey.

"Notre position comme chrétiens est de dénoncer les positions et les postures politiques qui nous semblent en contradiction avec les valeurs catholiques", a-t-il ajouté. "La Conférence des évêques de France vient de le faire récemment sur certaines positions du FN. Nous pouvons aussi élargir cette contestation à d'autres programmes et d'autres formations politiques."

(François Revilla, édité par Jean-Baptiste Vey)

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  • M940878 le samedi 29 aout 2015 à 19:32

    cela fait du bien de revenir à la normal et de ne pas entendre parler de la secte assassine venue de l'étranger