Marion Bartoli confirme sa retraite et affirme qu'elle ne changera pas d'avis

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Marion Bartoli confirme sa retraite et affirme qu'elle ne changera pas d'avis
Marion Bartoli confirme sa retraite et affirme qu'elle ne changera pas d'avis

Marion Bartoli, votre père, Walter, a-t-il compris votre décision ?Il a parfaitement compris et, bien sûr, il me soutient. C'est la personne la mieux placée pour savoir tous les sacrifices et tout ce que mon corps a enduré pendant toutes ces années. Donc, bien sûr il me soutient à fond et il comprend parfaitement. Il est tellement fier que je sois arrivée à gagner ce tournoi du Grand Chelem. A aucun instant il n'a essayé de me convaincre de continuer. Il me soutient à 100% dans ma décision et la comprend parfaitement. Il attend avec impatience ma nouvelle vie et que je m'épanouisse dans cette nouvelle vie. Il sera toujours là pour moi, mais il n'a jamais essayé de me raviser parce qu'il sait par où je suis passée et il est déjà extrêmement fier que j'y sois arrivé. D'être allée jusqu'au bout du bout de mes limites pour arriver à gagner ce Wimbledon, c'est ce dont il est le plus fier.

Certaines personnes ont-elles déjà essayé de vous faire changer d'avis ?Pas changer d'avis, mais disons que j'ai eu plusieurs personnes qui ont essayé de me dire de prendre des vacances, de me reposer, de faire un break, de voir? De savoir si c'était vraiment bien réfléchi comme décision. Mais quand je leur parle et quand je leur explique, ils comprennent très bien. Et du coup ils voient effectivement que, à partir du moment où je suis vraiment claire avec cette décision, que je n'ai aucun problème et que je vais très bien moralement, ils comprennent tout à fait.

Vous parliez de votre nouvelle vie. Il est peut-être encore un peu tôt pour évoquer la question mais l'avez-vous déjà envisagée ?Ce que j'envisage pour l'instant c'est simplement de passer du temps avec mes amis, des choses assez simples. Après j'étudierai les propositions que j'aurai éventuellement? Pour le travail à l'extérieur, pour commenter ou pour venir sur des tournois ou autre chose. Mais j'ai encore plein d'amis sur le circuit et je viendrai les voir jouer et les encourager. J'ai toutes les filles de Fed Cup que je vais suivre. Je ne vais pas totalement disparaître.

Durant le tournoi de Wimbledon que vous avez gagné, avez-vous dû particulièrement surmonter la douleur ou prendre sur vous par rapport à votre état physique ?Oui, bien sûr. Je passais énormément de temps avec mon kiné. J'ai dû surmonter des grosses douleurs au tendon d'Achille, à l'épaule. Le matin, quand je me levais, il me fallait 30 minutes pour poser le pied par terre, avant d'arriver à marcher normalement. Quand je vous dis qu'il a fallu que j'aille au bout du bout de mes limites, c'est vraiment le terme. Mais voilà, ce dont je suis la plus fière, c'est que j'y suis arrivée. Et c'est ça que je retiens le plus.

« Si mon corps me l'avait permis, je n'aurais pas arrêté »

Alors que vous étiez à la limite physiquement, est-ce la poursuite du rêve de gagner un Grand Chelem qui vous aidait à tenir mentalement ? Ce qui expliquerait votre décision?Peut-être qu'il y'a un petit lien. Mais franchement, j'avais encore beaucoup d'objectifs sur le plan mental. Si mon corps m'avait permis de le faire, honnêtement je n'aurais pas arrêté maintenant. J'étais encore extrêmement motivée sur le plan mental et j'avais encore plein d'objectifs. J'avais beaucoup de choses qui m'attendaient. J'avais de l'excitation, j'avais l'envie de les faire. Mais, c'est juste que je ne peux vraiment plus.

Vous êtes soulagée aujourd'hui ?Je me sens très bien oui. Soulagement, je ne sais pas si c'est le terme. Mais en tout cas je suis en paix avec moi-même et j'assume parfaitement ma décision.

N'y a-t-il pas tout de même une part de tristesse ?Non, j'ai eu de très belles années. J'ai eu la chance pendant des années de faire le sport que j'aimais le plus et que j'aime toujours le plus au monde. Mais il n'y a pas que le tennis non plus dans la vie. Ça a été une très belle page. J'ai écrit mon histoire tennistique, avec ses hauts et ses bas, ses difficultés et ses aboutissements, le plus grand bonheur que j'ai eu la chance de vivre. C'est une nouvelle page qui se tourne et puis c'est une nouvelle vie qui commence.

Y a-t-il un autre domaine autre que le tennis qui vous intéresserait pour une reconversion ? Il y a plein de choses qui m'intéressent. J'aime bien l'art donc je vais déjà en profiter pour aller faire les musées, les galeries que je n'ai jamais eu le temps de visiter auparavant et puis on verra les opportunités que j'aurai. Je vais y aller tranquillement. J'ai arrêté ma carrière tennistique hier (mercredi) donc je ne sais pas encore exactement ce que je vais faire mais je vais prendre le temps d'y réfléchir tranquillement.

« Je pense que tout le monde comprend »

Comprenez-vous qu'il y ait des gens qui soient étonnés par votre décision ?Oui bien sûr. Mais c'est ma décision, ça m'appartient. Après, forcément, il y a de l'étonnement, quand c'est après un tournoi du Grand Chelem et après un succès comme ça. Mais je pense que tout le monde comprend, et tout le monde m'a vu travailler pendant toutes ces années. Donc voilà ce que je retiens de tous ces tweets-là. C'est le respect que les gens me donnent et puis tous les compliments qu'ils me font. C'est magnifique.

Quel regard portez-vous sur ces témoignages de reconnaissance qui surviennent finalement à la fin de votre carrière mais qui n'ont pas toujours été présents pendant celle-ci ?Franchement, ce n'est pas ce qu'il y a de plus important. Forcément, les messages de reconnaissance, vous les recevez quand votre carrière s'achève. Mais j'ai eu beaucoup de messages de reconnaissance quand j'ai gagné Wimbledon. Pendant ma carrière, j'ai essayé d'être la plus naturelle possible, et pas uniquement agir en fonction des commentaires. J'ai agi en étant naturelle, avec mon caractère, avec la personnalité que j'avais. Et puis là, tous les témoignages que je reçois aujourd'hui montrent que les gens m'ont appréciée pour ce que j'étais aussi en dehors du terrain.

« Je ne changerai pas d'avis »

Êtes-vous sûre de votre choix ? Quelques heures après, est-ce que vous confirmez ?Je ne suis pas une personne qui change d'avis. Je suis toujours entière dans mes décisions et je ne reviens pas en arrière. C'est sûr que je ne changerai pas d'avis.

Quelle image aimeriez-vous que le grand public garde de vous ?Alors là, je ne sais pas. Je n'en ai vraiment aucune idée. J'aimerais plutôt que l'on retienne une personnalité, quelqu'un qui a toujours essayé de faire son maximum et d'être investie à 100% au quotidien pour essayer d'être la meilleure joueuse possible, d'avoir des valeurs sportives et d'honnêteté.

Elie Baup a dit que maintenant que vous avez arrêté votre carrière, il faut que vous soyez encore plus supportrice de l'OM.(Rires) Ça va être difficile de l'être encore plus parce que je suis déjà vraiment très, très supportrice. Mais c'est sûr que maintenant j'aurai le temps d'aller au Vélodrome, d'aller voir les matchs. Et je peux vous dire que club, je vais le supporter. Parce que c'est mon club de c?ur. J'ai toujours eu Marseille dans le c?ur. Et moi, quand j'aime quelque chose c'est toujours, pour la vie. Donc c'est sûr que je vais les supporter au maximum. Et ils peuvent compter sur moi parce que je vais être là, ça c'est clair.

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