Mario Monti n'a pas l'intention de rempiler

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Pressé de briguer un deuxième mandat au printemps 2013, le président du Conseil botte en touche malgré de bons sondages.

À Rome

«Je prendrai bientôt des vacances», répond Mario Monti à tous ceux - et ils sont nombreux - qui l'enjoignent de briguer un nouveau mandat de président du Conseil dans la législature qui commencera en avril 2013. Après dix mois passés à la tête du premier gouvernement technique que l'Italie ait jamais connu, le Professore estime que le moment de passer la main se rapproche. Non qu'il s'estime, à 69 ans, trop âgé pour poursuivre sa mission. Ni qu'il se soit lassé de jouer au «pèlerin de l'euro». Mais parce qu'il est convaincu que l'expérience d'un gouvernement technique ne peut être autre chose qu'un épisode passager, «nécessairement limité dans le temps»: «Une fois terminé, il en restera comme héritage l'idée qu'il est important d'être compétent pour exercer une activité politique.»

Alors, comme Cincinnatus qui, après avoir sauvé Rome de ses ennemis cinq siècles avant le début de notre ère, était retourné à sa charrue en refusant tout h

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