Mario Frick, c'est chic

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Mario Frick, c'est chic
Mario Frick, c'est chic

Le Liechtenstein n'attire jamais l'attention, mais son plus grand joueur a réussi à sortir de l'anonymat. Capitaine de la sélection jusqu'au bout, l'inusable Mario Frick souffle aujourd'hui ses quarante-deux bougies. Et garde une place indéboulonnable dans le cœur de ses compatriotes, mais aussi dans celui de ses fans italiens, séduits par sa sympathie, ses buts et ses T-shirts à message.

Les folies de l'Islande à l'Euro ont fait naître un fantasme chez les petites nations du football : elles aussi peuvent y arriver, battre les gros bras du Vieux Continent, et aller jouer les durs en phase finale d'une grande compétition. Pas de chance, le Liechtenstein n'est même pas une petite nation, il est à l'échelon encore en dessous. Une particule sur le planisphère, grande comme une fois et demie la ville de Paris, et une principauté d'à peine 37 000 habitants, soit un peu moins qu'à Monaco. Côté football, une 168e place au classement FIFA, à côté des Bermudes et des îles Samoa américaines. Mais de ce petit morceau de terre coincé entre la Suisse et l'Autriche est tout de même sortie une belle histoire, celle de Mario Frick. Légende locale ayant dépassé les frontières du Liechtenstein, Frick est l'un des rares footballeurs du coin à avoir obtenu une petite notoriété hors de ses murs, et a poussé l'aventure jusqu'en Serie A au milieu des années 2000. Mais Super Mario Frick vit ses derniers moments sur le terrain. Avec la Nati, il a déjà rendu les armes en octobre dernier, à quarante et un ans, après 21 années et 351 jours au service d'une équipe dont il restera éternellement la figure de proue.

Un attaquant qui joue en défense avec le numéro 10


Le 12 octobre dernier, à Vienne, le Liechtenstein est en train de perdre son dernier match des qualifications pour l'Euro 2016 face à l'Autriche. Sans surprise, mais après une campagne plus qu'honorable et en ayant laissé la dernière place du groupe à la Moldavie. Alors qu'il ne reste que le temps additionnel à jouer, le 4e arbitre lève son panneau pour annoncer le changement à venir, le numéro 10 est prié de rejoindre le banc sur lequel plus personne n'est assis. Car Mario Frick vient d'effectuer sa dernière virée, et mérite bien sa haie d'honneur. " Ce furent des adieux à la fois émouvants et parfaits ", confesse-t-il le sourire aux lèvres après le match. Le stade Ernst Happel de Vienne ne le sait pas et n'en a sans doute rien à carrer, mais c'était la 125e fois que Frick mouillait son maillot du Liechtenstein. Il le portait depuis 1993, alors qu'il avait dix-neuf ans, et avait déjà été célébré lors de sa centième sélection le 10 août 2011 en disputant tout le match face à la Suisse – un signe pour lui qui est né à Coire, à 30km de…


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