Mario Draghi se distingue délibérément de l'ère Trichet

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DÉCRYPTAGE - par Jean-Pierre Robin, chroniqueur économique.

Mario Draghi porte bien son nom. Telle la célèbre fontaine Dei Draghi (des dragons) de la Villa d'Este dans les environs de Rome, la Banque centrale européenne n'avait jamais autant «craché» de liquidités que depuis l'arrivée de l'Italien à sa tête. Depuis le 1er novembre 2011, elle a distribué 360 milliards d'euros supplémentaires. Son bilan atteint désormais 2688 milliards d'euros et dépasse sensiblement celui de la Fed des États-Unis. C'est dire son activisme.

Certes elle se refuse à pratiquer le «quantitative easing», le rachat d'obligations en quantités industrielles, comme le fait son homologue américaine. On lui a beaucoup reproché, sous prétexte que de telles interventions auraient permis de soulager l'Europe du Sud en mal de financement pour ses dettes publiques. À cet égard, Mario Draghi s'en tient à la ligne de son prédécesseur, consistant à n'intervenir qu'à la marge. Encore que ce compromis implicite avec les Allemands, qui s'opposent doctri

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