Mario Draghi appelle à la poursuite des réformes structurelles

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Les mesures annoncées par la BCE visent à fluidifier le marché du crédit en zone euro.
Les mesures annoncées par la BCE visent à fluidifier le marché du crédit en zone euro.

Le gouverneur de la BCE a dévoilé jeudi les modalités des programmes d'achats d'actifs. Il a également appelé les pays européens à poursuivre leurs réformes structurelles.

Mario Draghi était attendu sur les modalités du programme de rachats d'actifs annoncé début septembre. Les achats d'ABS (Asset backed securities, actifs adossés à des  titres de créances) seront bien mis en place dès le quatrième trimestre 2014 et l'achat d'obligations sécurisées (Covered bonds) à partir de mi-octobre. Ces achats seront effectués pendant au moins deux ans selon le gouverneur de la BCE. « Ce programme inclut les covered et les ABS dont la notation minimum est équivalente à BBB-. Il n'y aura pas de contraintes liées au pays. Ainsi, les banques qui sont domiciliées dans des pays dont l'obligation d'Etat est notée en dessous de BBB- seront éligibles » précise Rémi Lelu de Brach, gérant taux chez Quilvest Gestion.

Avec les TLTRO (ces prêts de long terme accordés aux banques à des taux préférentielles), ces mesures visent à fluidifier le marché du crédit en zone euro. L'enjeu de ces politiques monétaires accommodantes est d'éviter à tout prix que la zone euro ne tombe en déflation. En revanche, elles devraient contribuer à augmenter de façon très significative le bilan de la BCE. Jusqu'à combien ? « La seule référence chiffrée donnée est que l'ensemble des achats pourra atteindre jusqu'à 1.000 milliards d'euros, mais que le chiffre final dépend de nombreux paramètres, dont le succès des TLTRO et le comportement des banques aux opérations ordinaires de refinancement » précise Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC.

Ces mesures techniques ne seront toutefois pas suffisantes en soi pour relancer la dynamique de la croissance en zone euro. Mario Draghi a appelé les pays européens à accélérer leurs réformes structurelles, sans toutefois les nommer. « Favoriser l'investissement, la création d'emplois et la croissance potentielle nécessite le concours d'autres types de politiques (...) Il s'agit aussi bien de réformer les marchés du travail et de la production que d'agir pour améliorer l'environnement économique des entreprises » a précisé le grand argentier de Francfort qui a également ajouté que les pays qui disposaient d'une marge de man½uvre financière devraient l'utiliser. Un message clairement adressé à l'Allemagne.

En attendant, les marchés ont réservé un accueil plus froid à ces annonces. Le CAC40 clôturait jeudi en forte baisse de 2,81% à 4.242,67 points. L'euro repartait à la hausse à 1,27 dollar (+0,46%).

J.G

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  • d.e.s.t. le jeudi 2 oct 2014 à 19:13

    Le problème de Hollande, c'est qu'il ne comprend que le corrézien ancien et que les mots "réforme structurelle " n'existent pas en corrézien attardé!