Marine Le Pen veut plus que jamais un "Frexit"

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    * Marine Le Pen dénonce un déni de démocratie à propos du 
référendum 
    * Elle choisirait Donald Trump si elle était américaine 
 
    PARIS, 6 juillet (Reuters) - Marine Le Pen souhaite plus que 
jamais un référendum en France après la victoire du "Brexit" au 
Royaume-Uni et affirme qu'elle démissionnerait si elle perdait 
le scrutin après avoir été élue à la présidentielle de 2017. 
    Dans Valeurs actuelles, à paraître mercredi, la présidente 
du Front national affirme également qu'elle choisirait Donald 
Trump, qui est "un homme libre", plutôt qu'Hillary Clinton si 
elle était américaine. 
    "Tout sauf Hillary Clinton ! Elle incarne tout ce que les 
États-Unis ont pu construire et exporter de néfaste dans 
le monde en termes de modèle économique, de choix 
internationaux", dit-elle. 
    Concernant le référendum qu'elle promet d'organiser si elle 
était portée à l'Elysée, Marine Le Pen rappelle qu'un tel 
scrutin devrait sanctionner une "période de renégociation 
profonde de la nature de l'Union européenne". 
    Priée de dire comment la France pourrait mettre six mois à 
sortir de l'euro alors que la sortie du Royaume uni, qui n'a pas 
l'euro, devrait prendre au moins deux ans, Marine Le Pen dit 
rejeter les "arguments techniques". 
    "S'est-on posé cette question lors de la chute du mur de 
Berlin ? S'est-on dit 'ça va être compliqué' ? Non! Ça s'est 
fait, point", dit-elle. 
    Marine Le Pen annonce que si elle est élue, un septennat non 
renouvelable fera l'objet d'une révision constitutionnelle 
également par référendum, "dans l'esprit du général de Gaulle, 
pour qui le recours au Congrès était une situation prévue 
uniquement dans des cas d'extrême urgence". 
     
    MAIN TENDUE A DUPONT-AIGNAN 
    La dirigeante du FN dénonce le "déni de démocratie 
totalement décomplexé" qui a suivi, selon elle, le vote du 
"Brexit", s'en prenant en particulier au maire de Bordeaux Alain 
Juppé, candidat à la primaire de la droite. 
    "J'en veux pour preuve la déclaration d'Alain Juppé, même 
s'il n'a pas été le seul, comme quoi il ne fallait pas organiser 
de référendum car cela offrirait une victoire sur un plateau à 
Marine Le Pen", dit-elle. 
    "Voilà un homme qui est candidat à la présidentielle et qui 
assume qu'il ne faut pas laisser le peuple s'exprimer au 
motif que cela nuirait à ses intérêts politiciens." 
    A ses yeux, François Hollande et son prédécesseur Nicolas 
Sarkozy ont le même défaut: "le costume de président de la 
République est cent fois trop grand pour eux !". 
    En revanche, Marine Le Pen dit "tendre la main" à la fois à 
Nicolas Dupont-Aignant, président de Debout la France, et au 
souverainiste Philippe de Villiers. 
    "J'ai beaucoup de mal à trouver des sujets où il y aurait 
une divergence fondamentale entre nous", dit-elle à propos de 
Nicolas Dupont-Aignan. 
    "Ainsi, il réclame une renégociation profonde des traités 
suivie d'un référendum; nous proposons un référendum précédé 
d'une renégociation profonde des traités. Sérieusement, où est 
la différence ?", ajoute la présidente du FN. 
     
 
 (Gérard Bon, édité par Tangi Salaün) 
 
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