Marine Le Pen ne répond pas à une convocation des juges

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PARIS, 14 octobre (Reuters) - Marine Le Pen ne s'est pas présentée mardi à une convocation devant les juges qui enquêtent sur le financement des campagnes électorales du Front national (FN) en 2012, a indiqué la présidente de la formation. La décision de la présidente du parti d'extrême droite, qui devait être entendue comme témoin assisté, est liée au choix du parti de déposer une requête en suspicion légitime pour dessaisir les juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi de ce dossier, a précisé le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just. ID:nL8N12D4A9 Pour le FN, les magistrats n'ont aucun élément à charge et font au parti un procès d'intention. Début septembre, le vice-président du parti, Florian Philippot, avait dénoncé un dossier "d'un vide intégral, d'un néant absolu". "On est vraiment dans l'acharnement politico-judiciaire", avait-il dit. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire en avril 2014 pour escroquerie, abus de bien social, complicité et recel de ces délits visant le financement des campagnes électorales du FN. L'enquête porte sur les liens financiers entre le microparti "Jeanne" de la présidente du FN Marine Le Pen et la société Riwal, qui s'occupe du matériel de campagne. Les juges cherchent à savoir si le FN et "Jeanne" n'ont pas profité de facilités de paiement offertes par la société Riwal dans le cadre de campagnes électorales. Trois personnes morales - le Front national, "Jeanne" et la société Riwal - et sept personnes physiques, parmi lesquelles Wallerand de Saint-Just, ont été mises en examen dans ce dossier. (Chine Labbé, avec Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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