Marine Le Pen met en cause les services de renseignement

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PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a mis en cause jeudi le renseignement français et le pouvoir politique, qui à ses yeux ont commis une faute dans la surveillance de Mohamed Merah et plus généralement dans l'évaluation de la menace islamiste.

La candidate d'extrême droite, qui s'exprimait sur France info, réagissait au fait que les services français connaissaient le suspect en raison de ses voyages au Pakistan en et Afghanistan et qu'il avait même été interrogé sans être inquiété en novembre dernier.

"On devrait tout savoir sur cet homme déjà. Très honnêtement, il faudra qu'on ait aussi ce débat pour savoir si les services de renseignement ont mis toutes les précautions de leur côté", a-t-elle dit.

Elle a rappelé que Mohammed Merah avait montré une violence extrême lors de certains des faits pour lesquels il a été condamné 15 fois pendant sa minorité, notamment à une reprise où il s'était montré en treillis militaire armé d'un sabre en se réclamant d'Al Qaïda.

Remarquant que des journalistes avaient été, eux, surveillés par la Direction centrale du renseignement intérieur, ce qui a valu une mise en examen à son patron Bernard Squarcini, elle a estimé que d'autres mesures auraient pu être prises contre Mohamed Merah, comme un placement sur écoute administrative, possible légalement.

"Je pense que quand quelqu'un est condamné 15 fois, qu'il fait l'objet de plaintes, il y a largement de quoi faire des perquisitions, savoir si cet homme est armé", a-t-elle dit.

Elle a jugé curieux que le siège du logement de Mohamed Merah dure toujours, au moment où elle parlait, à Toulouse.

"Je pense que le gouvernement a peur que si un assaut était donné et que lors de cet assaut (Mohamed Merah) perde la vie, il y ait des réactions dans un certain nombre de quartiers qui sont aux mains des islamistes fondamentalistes", a-t-elle dit.

Elle déclare que l'islamisme a été sous-estimé et a mis en cause le Qatar, qui selon elle finance le développement de l'islamisme. "On négocie la paix civile et sociale dans un certain nombre de quartiers, et pour cela on laisse se développer des réseaux, des influences".

Thierry Lévêque, édité par Marc Joanny

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  • wanda6 le jeudi 22 mar 2012 à 10:02

    Elle a parfaitement résumé la situation. Ca s'appelle le bon sens, tout simplement. Comment ce type alors qu'on connaissait ses liens et ses voyages a- t- il pu stocker chez lui des armes de guerre?!!! Ou est le karcher qu'on nous avait promis?!! C'est la seule femme politique dans le pays qui a le courage, face au journalistes, de dire clairement les choses .. c'est incroyable !

  • M4189758 le jeudi 22 mar 2012 à 09:13

    JPi - Je préfèrerais lire: Marine Le Pen a mis en cause jeudi le renseignement français et le pouvoir politique, qui à ses yeux ont commis une faute dans la surveillance du Sarkollande et plus généralement dans l'évaluation de la menace financière: des augmentations des impôts et de la dette France qui nous envoient 'tous' dans le mur en 2012.