Marine Le Pen lors d'un meeting à Paris le 21 février 2012

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La candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen a présenté mardi son projet pour l'Europe, où elle n'évoque plus la sortie de l'euro mais préfère abolir les "entraves communautaires antidémocratiques" au profit d'une "Europe des nations" qui respecterait "les diversités"."La diversité des nations est la richesse de l'Europe. Je suis pour l'Europe de la paix, je veux que la souveraineté de chaque nation soit reconnue. Je suis prête à débarrasser la France de ce carcan", a plaidé la candidate du FN lors d'un colloque à Paris où elle présentait son projet pour l'Europe, après avoir présenté son projet pour la France en novembre dernier.Elle estime qu'"au-delà du funeste traité de Lisbonne, c'est toute l'architecture de l'Europe qui est à revoir".Son projet "est guidé par deux principes: le respect de la liberté des nations et la plus-value que doit représenter l'Europe", a dit l'eurodéputée.Selon elle "il faut rétablir des frontières au sein de l'Europe en mettant fin à Schengen, il faut protéger le travail en France et les travailleurs de France".Elle propose de "supprimer la commission de Bruxelles" car elle "est le moteur de l'engrenage fatal qui nous a amené jusqu'à la tragédie grecque".Elle veut "abroger cette charte européenne des droits fondamentaux qui exalte les communautés", "abolir ce dogme idéologique qui impose une concurrence libre et non faussée pour tout principe économique".Sans parler de la sortie de l'euro -pourtant la clé de voûte de son projet-, Mme Le Pen a rapidement évoqué "l'euro monnaie unique qui aura disparu par un processus organisé sur six à huit mois, à condition qu'il n'ait pas explosé avant l'élection"."La primauté du droit national sera posée en principe fondateur intangible" a-t-elle aussi ajouté, citant "le Conseil constitutionnel, le Conseil d'Etat et la Cour de cassation qui seront de nouveau les juridictions suprêmes de la nation".Elle veut "renverser" les jurisprudences par lesquelles ces juridictions "se sont soumises à des instances juridictionnelles supra-nationales" car par exemple, "la Cour de justice européenne a toujours milité contre les peuples et décidé dans le sens de l'ultra-libéralisme".Le Parlement européen "n'a aucune raison de subsister", selon celle qui y est toujours élue. Il "n'a rien de démocratique parce qu'il n'est pas un lieu de débat". "En revanche il peut être utile" d'avoir à la place "un lieu de rencontre de délégations, de parlementaires, de différentes nations d'Europe"."Ainsi les nations d'Europe libérées de ces entraves communautaires et antidémocratiques qui brident leurs génies pourront enfin s'épanouir à partir de leur diversité", a-t-elle enfin souhaité.

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