Marine Le Pen donne le ton de sa campagne présidentielle

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    PARIS, 16 novembre (Reuters) - Marine Le Pen a jeté 
mercredi, à cinq mois de la présidentielle, les bases de sa 
campagne en inaugurant son siège, "l'Escale", et en dévoilant un 
logo censé présenter la candidate du Front national en 
rassembleuse, par-delà le clivage droite-gauche. 
    Le nom de la formation d'extrême droite n'apparaît nulle 
part dans ce nouveau quartier-général, situé dans l'Ouest 
parisien, où l'équipe de campagne a préféré afficher la formule 
"au nom du peuple" et une rose bleue, emblème d'une campagne 
dont le coup d'envoi sera officiellement donné en février.  
    "La rose est une fleur qui a été assimilée à la gauche, le 
bleu une couleur assimilée à la droite. Ça tombe bien,(...) le 
projet qui est le mien a vocation à rassembler l'ensemble des 
Français", a déclaré la présidente du Front national dans ses 
locaux, installés rue du Faubourg Saint-Honoré. 
    "Ici, c'est l'Escale. Nous espérons que le soir du second 
tour, nous n'aurons plus qu'à descendre les 1,7 km qui nous 
séparent de l'Elysée", a ajouté Marine Le Pen, sortie de la cure 
médiatique qu'elle s'est imposée durant l'année 2016.  
    "Nous sommes en situation de terminer la préparation 
définitive de cette campagne présidentielle qui démarrera 
officiellement début février lors des assises présidentielles." 
    En attendant, la présidente du FN prévoit des déplacements 
ponctuels et des meetings épisodiques mais, dans son entourage, 
on estime qu'il est impossible de livrer bataille tant que la 
primaire de la droite, imminente, et celle de la gauche, prévue 
en janvier, n'auront pas eu lieu. 
    "Nous n'avons pas de candidat face à nous. On peut 
combattre, mais combattre qui ? Combattre quoi", juge David 
Rachline, coordinateur de la campagne présidentielle. 
    Mercredi, le FN a également dévoilé son conseil stratégique 
de campagne composé d'une trentaine de personnes, parmi lesquels 
les représentants des deux tendances divergentes, le 
vice-président Florian Philippot, tenant d'une ligne anti-Euro, 
et Marion Maréchal-Le Pen, incarnation d'un conservatisme plus 
traditionnel.    
 
 (Simon Carraud et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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