Marine Le Pen défend la sortie de l'euro au nom de la vérité

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    PARIS, 8 février (Reuters) - Marine Le Pen a défendu lundi 
soir la décision de son parti de maintenir une sortie concertée 
de l'euro dans son programme, une proposition pourtant contestée 
au sein du Front national, par le souci d'apparaître comme la 
"candidate de la vérité".  
    La présidente du Front national a rappelé sur TF1 qu'il 
n'avait jamais été question, si elle était élue en 2017 à la 
présidence de la République, de faire en sorte que la France 
sorte "in petto" de l'euro.  
    "Il y a plus de quatre ans que j'ai indiqué que j'entrerais 
en négociations avec l'Union européenne, ce qui est exactement 
ce qu'est en train de faire la Grande-Bretagne", a-t-elle 
expliqué. 
    Si La France ne pouvait obtenir le retour de ses 
souverainetés -- territoriale, législative et monétaire -- par 
la négociation, ce dispositif serait proposé aux Français par 
référendum, avait-elle auparavant précisé. 
    "A un moment, soit on résiste, soit on se soumet. Je suis la 
candidate de la vérité, je ne viens pas vendre des mensonges aux 
Français", a ajouté Marine Le Pen.     
    Cette décision a été annoncée dimanche à l'issue d'un 
séminaire ayant réuni les cadres de son parti pendant le 
week-end en région parisienne. 
    Ce séminaire visait notamment à trouver le moyen de briser 
le "plafond de verre" du second tour en vue de la présidentielle 
de 2017 après l'échec du FN à gagner des départements ou des 
régions en 2015. 
    Mais les inflexions, voire l'aggiornamento, espérés par 
certains dirigeants, en particulier sur le programme économique, 
n'ont pas été retenues.   
    Plusieurs participants, comme le maire de Béziers Robert 
Ménard, qui n'est cependant pas membre du parti, plaidaient pour 
l'abandon de la sortie de l'euro, une perspective qui rebute 
l'électorat âgé et les milieux économiques. 
    Un sondage TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+ 
diffusé vendredi montre une détérioration de l'image du parti 
depuis 2015, en dépit de son score élevé du premier tour des 
régionales. 
    Cinquante-six pour cent des Français (+2 points par rapport 
à février 2015) considèrent ainsi que le FN représente "un 
danger pour la démocratie", un niveau de défiance inédit depuis 
l'accession de Marine Le Pen à la présidence du parti (2011). 
    Tous les dirigeants considèrent que le parti souffre encore 
d'une forte diabolisation, certains attribuant l'échec du second 
tour des régionales aux propos du Premier ministre Manuel Valls 
évoquant une "guerre civile" en cas de victoire frontiste. 
 
 (Gérard Bon) 
 
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  • delapor4 il y a 12 mois

    Bravo Marine ! C'est un discours de vérité.