Marine Le Pen appelle à la mobilisation dans le Vaucluse

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MARINE LE PEN APPELLE À LA MOBILISATION
MARINE LE PEN APPELLE À LA MOBILISATION

par Jean-François Rosnoblet

LE PONTET (Reuters) - A cinq jours du premier tour des élections départementales, la présidente du Front national Marine Le Pen a lancé mardi au Pontet (Vaucluse) un appel à la mobilisation pour une élection aux enjeux clairement nationaux.

"Le message essentiel est celui de la mobilisation car l'abstention nuit beaucoup au Front national", a-t-elle dit au Pontet, l'une des dix villes gagnées par son parti mais où l'élection municipale a été invalidée fin février.

"Nous sommes susceptibles de ramener beaucoup de nos concitoyens aux urnes", a-t-elle ajouté, jugeant qu'un vote UMP ou PS serait "une goutte dans le ciment de l'immobilisme".

La chef de file du FN a fait du Vaucluse l'une des cibles prioritaires de son parti qui y a obtenu 36,42% des voix aux élections européennes, un département où sa nièce Marion Maréchal-Le Pen est députée depuis 2012.

"Il y a un intérêt tout particulier en Vaucluse, une terre riche en succès pour le Front national", explique cette dernière, qui estime la victoire possible dans une demi-douzaine des 17 cantons.

Pour Marine Le Pen, décrocher la gouvernance d'un département serait une "victoire extraordinaire" dans un scrutin traditionnellement peu propice à son parti.

Ce qui n'empêche pas la présidente du Front national d'en avoir fait une consultation aux enjeux nationaux.

"Le Vaucluse est une caricature de la politique nationale. Après 14 années de socialisme, il est devenu le septième département le plus pauvre de France et, rapporté au nombre d'habitants, l'un des départements les plus meurtriers du pays", affirme-t-elle.

"M. Hollande a dit qu'il voulait arracher les électeurs au Front national, nous nous voulons arracher les cantons aux socialistes", scande-t-elle.

Et de railler l'attitude de Manuel Valls, qui impulse la campagne du PS : "On ne peut pas faire son job de Premier ministre et être sur les estrades pour faire la campagne".

"Je n'oublie pas non plus que Nicolas Sarkozy a été cinq ans ministre de l'Intérieur et cinq ans président de la République", ajoute Marine Le Pen, pour qui c'est l'UMP et ses dirigeants qui ont permis l'arrivée au pouvoir des socialistes avec "leur ni-ni, sauf le FN".

Marine Le Pen a évoqué "l'hystérie du gouvernement" et la "peur" du Premier ministre de voir le pays se fracasser contre le FN.

"Jamais nous n'avons vécu une campagne aussi haineuse vis-à-vis du Front national. Qui sont-ils pour oser vouloir nous exclure de notre propre pays? ", dit-elle.

La présidente du FN affirme vouloir faire de cette consultation une étape déterminante sur la route de la présidentielle.

"Après nous partirons à l'assaut de l'Elysée et de l'Assemblée nationale. Dans cette stratégie de conquête, chaque élection est fondamentale", a-t-elle indiqué en marge de la réunion publique.

(édité par Gérard Bon)

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