Marine Le Pen a "toujours pensé" que Fillon "serait un très bon candidat" pour elle

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La présidente du FN, Marine Le Pen, le 27 novembre 2016 à Saint-Louis sur l'île de La Réunion ( AFP / Richard BOUHET )
La présidente du FN, Marine Le Pen, le 27 novembre 2016 à Saint-Louis sur l'île de La Réunion ( AFP / Richard BOUHET )

Marine Le Pen, en déplacement à La Réunion, a déclaré dimanche avoir "toujours pensé" que François Fillon "serait un très bon candidat" face à elle au second tour de la présidentielle, le jugeant "le porte-parole de ce que l'UE a produit de pire en termes d'idéologie".

"François Fillon, Henri Guaino a raison quand il dit que c'est le pire programme de casse sociale qui n'ait jamais existé, le pire", a-t-elle expliqué devant la presse lors d'un déplacement à Saint-Louis (sud).

C'est aussi pour elle "le pire programme européiste qui n'ait jamais existé. Jamais aucun candidat n'est allé aussi loin dans la soumission aux exigences ultralibérales de l'Union européenne", a-t-elle insisté.

"On va se retrouver véritablement projet contre projet. Il y a la proposition patriote de Marine Le Pen, avec le patriotisme économique, la priorité nationale, la protection de nos entreprises face à la concurrence internationale déloyale", a-t-elle énuméré. "Et le projet de M. Fillon avec la suppression de la Sécurité sociale, la suppression de la durée légale du travail, la dérégulation totale. Les Français choisiront".

"J'ai toujours pensé que ce serait un très bon candidat (pour moi, ndlr) et, plus on en apprend sur son programme, plus on se rend compte qu'il est vraiment le porte-parole de ce que l'Union européenne a produit de pire en termes d'idéologie", a-t-elle déclaré.

"Quant au reste, c'est juste de l'enfumage. Je regarde le quinquennat de M. Fillon. Pendant cinq ans, il a ouvert des mosquées salafistes et fermé des entreprises", a-t-elle ajouté, se disant "contre la construction de mosquées salafistes" et "contre les Frères musulmans".

"Mais la construction de mosquées, ça ne me pose aucun problème", a-t-elle ajouté, quand une journaliste lui rappelle que la première mosquée de France a été construite à Saint-Denis de La Réunion. "Je considère juste que ce n'est pas à l'argent public de construire des mosquées. C'est la loi française, c'est la laïcité".

"Je m'inquiète aussi de voir l'Arabie saoudite investir massivement dans les Comores. Je pense qu'à un moment donné, ça va déborder sur Mayotte, et si ça déborde sur Mayotte, ça déborde sur La Réunion", a-t-elle dit.

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