Mariage : le petit pas du Vatican

le , mis à jour à 17:58
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Le mariage reste un sacrement indissoluble. Seul un vice de forme au moment des noces peut donner lieu à une annulation par l'Église. (Illustration).
Le mariage reste un sacrement indissoluble. Seul un vice de forme au moment des noces peut donner lieu à une annulation par l'Église. (Illustration).

François l'avait promis et il l'a fait. Les deux « motu proprio » (lettre pontificale) publiés mardi, l'une pour l'Église romaine et l'autre pour les églises orientales rattachées à Rome, simplifient, raccourcissent et rendent gratuites les procédures de reconnaissance de nullité du mariage catholique. Cette réforme répond en partie aux attentes de nombreux divorcés remariés qui souffraient de ne pas avoir accès à la communion, et le thème fut au centre du synode sur la famille d'octobre 2014.

Pas question toutefois de réduire la reconnaissance de nullité d'un mariage à un acte administratif. Le nouveau règlement attribue une fonction juridictionnelle aux évêques diocésains. Ils pourront statuer eux-mêmes pour les cas les plus simples ou déléguer à une commission ou à un prêtre de leur choix les procès plus complexes.

Pour diminuer la durée du procès, la décision deviendra définitive après le premier degré de juridiction et non après deux procès comme précédemment. Ce n'est que lorsque les plaignants feront appel d'une première sentence que le procès arrivera devant la Rote romaine. La durée des procédures ne devra pas dépasser un an.

Le pape François avait dénoncé plusieurs fois l'inégalité des fidèles devant le coût du recours devant la Rote romaine et le cas de Caroline de Monaco est resté gravé dans les mémoires comme exemple d'un privilège accordé à une « célébrité ». Le nouveau...

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