Mariage gay : à quelques heures du vote, les «anti» ne désarment pas

le
0
Mariage gay : à quelques heures du vote, les «anti» ne désarment pas
Mariage gay : à quelques heures du vote, les «anti» ne désarment pas
Les socialistes disposant à eux seuls de la majorité absolue à l'Assemblée, le vote de la loi autorisant le mariage et l'adoption d'enfants par des couples de même sexe interviendra vers 17 heures mardi. Mais à quelques heures de ce vote historique qui fera de la France le 9ème pays européen à légaliser le mariage homosexuel, et le 14ème dans le monde, les opposants au texte ne «désarment» pas. Lundi soir, des centaines de «veilleurs» se sont rassemblés dans plusieurs villes de France. A Nantes, comme à Bordeaux, des partisans du mariage pour tous n'étaient pas loin.

> Retrouvez ce que contient le projet de loi ici

A Nantes (Loire-Atlantique), environ 600 manifestants, selon la police, se sont rassemblés place Viarme. Ils ont été séparés de partisans du mariage homosexuel, environ 70 personnes, par un cordon des forces de l'ordre. Après un face-à-face un peu tendu, la manifestation s'est dirigée plus calmement vers la préfecture pour y faire une veillée. Dans le cortège une banderole avec une tête de bébé dessinée disait «madame, monsieur le député, allez-vous me priver d'un père ou d'une mère ?».




(AFP / FRANK PERRY)

A Bordeaux (Gironde), un peu plus de 300 opposants au mariage pour tous se sont rassemblés vers 20h30 près de la cathédrale et de la mairie, pour une «veillée», qu'un dispositif de sécurité tenait là encore soigneusement à l'écart d'un rassemblement de partisans du texte. Les «antis», réunis pour l'essentiel par sms et bouche à oreille, se sont installés dans le calme place Pey-Berland pour un long sit-in «100% résistant et 100% non-violent», selon un des slogans, allumant des bougies, entonnant des chants, et écoutant des lectures. A 300 mètres de distance à peine, de l'autre côté de la cathédrale, près de 300 manifestants pro-mariage, sensiblement plus jeunes, tentaient de rivaliser de bruits et de chants. Ils se sont dispersés dans le calme vers 22...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant