Mariage Alstom-Siemens : «C'est l'Allemagne qui rachète la France», lance Wauquiez

le , mis à jour à 21:43
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Mariage Alstom-Siemens : «C'est l'Allemagne qui rachète la France», lance Wauquiez
Mariage Alstom-Siemens : «C'est l'Allemagne qui rachète la France», lance Wauquiez

Les agendas de ce mardi sont synchronisés. Alstom réunit son conseil d'administration, où siègent deux représentants de l'Etat détenteur de 20% des droits de vote, tandis que Siemens tiendra une réunion de son conseil de surveillance. Les deux groupes devraient se prononcer sur un projet d'union déjà étudié en 2014 mais qui avait échoué, le créateur du TGV préférant céder ses activités énergie à l'américain General Electric et recentrer son activité sur le ferroviaire.

 

Si cette alliance franco-allemande se réalise, elle donnera naissance au numéro deux mondial - en volume - pour le matériel ferroviaire roulant, derrière le géant chinois CRRC Corp., et au numéro un pour la signalisation, selon Bercy.

 

A moins que le groupe de Munich ne préfère s'allier au canadien Bombardier, Siemens pourrait confier à Alstom ses activités ferroviaires - matériel roulant et signalisation - en échange d'une large part dans le groupe français (45 à 50% du capital). Quant à l'Etat français, qui détient actuellement 20% du capital via des actions prêtées par le groupe Bouygues, il pourrait sortir du capital du constructeur ferroviaire. A moins qu'il n'exerce son option d'achat sur ces 20% mais il n'a montré aucun signe en ce sens. S'il se retire, Bouygues reviendra à la situation initiale, avec 28,3% au capital d'Alstom.

 

Compte tenu de l'écart de rentabilité entre les deux poids-lourds, à chiffre d'affaires quasi égal, le groupe allemand prendrait le contrôle de ce nouvel ensemble, et l'entreprise française perdrait la main sur les décisions. Or Alstom ferroviaire emploie en France 9 000 personnes, réparties sur douze sites.

 

«Une immense escroquerie», selon Dupont-Aignan

 

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  • cofranck il y a 5 mois

    Et Peugeot qui rachète Opel, c'est quoi ?