Marco Asensio, l'enfant prodigue des Baléares

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Marco Asensio, l'enfant prodigue des Baléares
Marco Asensio, l'enfant prodigue des Baléares

Homme fort de la Roja championne d'Europe U-19, Marco Asensio s'annonce comme la promesse de la prochaine Liga. Une condition d'espoir dont il devra rapidement se défaire, sous peine de végéter sous la guérite du Real Madrid.

Chaque matin, Gilberto Asensio emprunte un détour pour se rendre sur son lieu de travail. Avant d'enfiler l'uniforme de mise dans son supermarché, il dépose sur le parking du centre d'entraînement du RCD Majorque son premier rejeton. L'aube se lève tout juste et Marco enchaîne les jongles, seul, en attendant l'ouverture des portes de sa seconde maison. Ce rituel, il le tient jusqu'à sa majorité et l'acquisition de sa première voiture, une Volkswagen Polo des plus basiques. Un cadeau loin des clichés du jeune footballeur en quête de bling-bling, à l'image du caractère du natif de Palma de Majorque. "C'est un jeune joueur, mais avec une maturité importante et l'ambition suffisante pour rester concentré", confirme Miguel Ángel Nadal, actuel directeur sportif des Barralets. Tout récent vainqueur des championnats d'Europe U-19 avec la Roja, Marco Asensio prépare en douceur son changement de statut. Lui, le nouveau joueur du Real Madrid et grand espoir du football espagnol d'à peine 19 printemps, a un chemin tout tracé vers les cimes du ballon rond. Et ce ne sont pas ses dispositions physiques et mentales qui tendent à prouver le contraire.

"Le typique jeune joueur de rue"


" Je n'ai vu aucun enfant de cet âge qui faisait les choses comme lui. Et pourtant, j'en ai vu des gosses pendant toutes ces années, envoie Clemente Marin, scout du RCD Majorque durant un quart de siècle, dans les colonnes du Pais. C'était le typique jeune joueur de rue. À 9 ans, il jouait déjà contre des jeunes de 15 ans et personne n'arrivait à lui prendre le ballon." Pour expliquer une telle précocité, son découvreur pointe le rôle maternel, qui "l'aide sûrement d'où elle est ". Une mère qui, il y a de ça quatre ans, décède et laisse un terrible vide dans la vie de Marco. Elle lui a également légué le goût de l'effort. Travailleur, généreux et pas avare avec ses coéquipiers, "il a la tête bien en place, ce qui n'est plus si courant que ça maintenant ", pointe du doigt Pepe Gálvez, actuel entraîneur adjoint de Majorque et mentor de la pépite dans les équipes juvéniles du club, qui poursuit : "Il fait partie de ces petits gars qui arrivent toujours les premiers, qui gagnent en maturité rapidement. Avec moi, il a beaucoup travaillé l'aspect défensif, peut-être le seul où je pouvais encore lui apprendre quelque…


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