Marchisio, le genou et la Botte

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Rupture du ligament croisé le vendredi, simple douleur au genou le samedi. En deux jours, Claudio Marchisio est passé d'un gros semestre d'arrêt à 15 jours de convalescence. Retour sur une affaire de genou qui secoue une Botte.

Vendredi 27 mars 2015. À un peu plus de vingt-quatre heures de son match face à la Bulgarie comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2016, la Nazionale d'Antonio Conte s'entraîne comme de coutume au centre de Coverciano. Malgré quelques blessés (Pirlo, Perin, Florenzi, Insigne, Pasqual) et une poignée d'absents de renom (De Rossi, Motta, Balotelli), la petite troupe semble ravie de se retrouver malgré la pluie qui s'abat sur Florence. Andrea Barzagli a réintégré le groupe après des mois d'indisponibilité, Marco Verratti est annoncé titulaire suite aux absences de Pirlo et Motta, et de nouvelles têtes comme Éder, Valdifiori ou Vázquez ont même rejoint la Squadra. Bref, ça s'entraîne, se retrouve ou se découvre dans la joie et la bonne humeur. Jusqu'à ce qu'un pépin vienne enrayer la dynamique du groupe azzurro. En tout début d'après-midi, le staff de l'équipe balance la dépêche : Marchisio vient de se blesser gravement aux ligaments croisés pendant l'entraînement. En quelques minutes, la rumeur gonfle et se répand comme une traînée de poudre. La Sky reprend l'info, rapidement suivie par La Gazzetta dello Sport et le très influent Gianluca Di Marzio. Moins de deux heures plus tard, la nouvelle est officialisée par tous les médias transalpins. Claudio Marchisio, numéro 8 de la Juventus et de l'équipe d'Italie, souffre d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. Sa saison s'arrête là, le quart de finale de Ligue des champions contre Monaco se jouera sans lui.
FIAT demande des compte à la Nazionale
À Turin, c'est la consternation. Les tifosi se déchaînent sur Twitter, pleurent leur Petit Prince et commencent à cracher sur Conte et ses méthodes de sauvage. À l'évidence, sans Paul Pogba blessé jusqu'à la mi-mai, et Marchisio out pour les six prochains mois, la Vieille Dame n'a pas le même profil. En coulisses, John Elkann, richissime propriétaire de la Juve et PDG de Fiat, y met lui aussi son grain de sel : "Claudio est un grand joueur. On a besoin de comprendre pourquoi ils le font travailler autant avec la Nazionale." Les accusations sont graves, et la situation ne tarde pas à le devenir. Le lendemain, le président de la Fédé, Carlo Tavecchio, relate dans la presse qu'Antonio Conte aurait reçu des menaces de mort suite à la blessure de son milieu de terrain. Sauf qu'entre-temps, de nouveaux examens médicaux effectués à la clinique…


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