Marchés-Tokyo en appelle au G20, Kuroda défend les taux négatifs

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    * Les taux négatifs aideront à stimuler l'économie-Kuroda 
    * Rencontre Abe-Kuroda sur la situation des marchés 
    * Kuroda se refuse à tout commentaire sur les changes 
    * Le ministre des Finances évoque la possibilité 
d'interventions 
 
    par Tetsushi Kajimoto et Leika Kihara 
    TOKYO, 12 février (Reuters) - Les responsables économiques 
et monétaires japonais ont dit vendredi qu'ils allaient en 
appeler au G20 pour trouver une réponse aux turbulences sur les 
marchés financiers et le gouverneur de la banque centrale a 
rejeté l'idée qu'elles puissent s'expliquer par la nouvelle 
politique de taux d'intérêt négatifs récemment mise en oeuvre au 
Japon. 
    Soulignant l'inquiétude croissante des autorités nipponnes 
devant la chute de la Bourse, le Premier ministre Shinzo Abe 
s'est entretenu avec le gouverneur de la Banque du Japon 
Haruhiko Kuroda pour la première fois en près de cinq mois au 
sujet de l'évolution de l'économie mondiale et des marchés 
financiers. 
    "J'ai expliqué les conceptions de la BoJ sur 
l'assouplissement quantitatif et qualitatif avec des taux 
d'intérêt négatifs et ses effets", a dit Kuroda à des 
journalistes à l'issue de la rencontre. Il a ajouté qu'Abe 
n'avait pas fait de commentaires particuliers sur la politique 
monétaire. 
    La Bourse de Tokyo a chuté de 5% supplémentaires vendredi, 
tombant à un plus bas de 16 mois, tandis que le yen se maintient 
à des niveaux proches d'un récent plus haut de 15 mois, la 
devise nipponne étant poussée à la hausse par l'aversion pour le 
risque qui se traduit par le débouclage par les investisseurs de 
positions financées en yen (carry-trade). 
    L'évocation par le ministre des Finances Taro Aso de 
possibles interventions sur le marché des changes n'est pas 
parvenue à affaiblir la devise.  
    "Les récents mouvements sur le marché des changes ont été 
très brusques. Je surveille ces mouvements avec une grande 
nervosité et nous prendrons les mesures appropriées si 
nécessaires", a déclaré Aso lors d'une conférence de presse à 
l'issue d'un conseil des ministres. 
    La vigueur du yen est un facteur d'inquiétude supplémentaire 
pour la BoJ dont la politique de taux négatifs adoptée le mois 
dernier n'a pu enrayer la chute de la Bourse dans un contexte de 
dégringolade généralisée des marchés actions. 
     
    LES TAUX NEGATIFS DE CONVAINQUENT PAS  
    Aso et d'autres responsables du ministère des Finances ont 
dit qu'ils chercheraient à déterminer s'ils peuvent parvenir à 
une position commune avec leurs homologues du G20 en vue d'une 
coordination des politiques, lors de leur rencontre à Shanghai, 
les 26 et 27 février. 
    "Il y a un grand nombre de problèmes profondément enracinés 
derrière les récents mouvements des marchés. Naturellement, nous 
devons examiner les moyens de promouvoir la coordination des 
politiques dans la perspective de la réunion du G20", a dit 
vendredi à des journalistes le Monsieur Yen du ministère 
japonais des Finances, Masatsugu Asakawa . 
    Kuroda avait auparavant déclaré que la politique de taux 
négatifs aiderait à stimuler l'économie en abaissant les coûts 
de financement, balayant les critiques de ceux qui estiment 
qu'elle a aggravé les turbulences sur les marchés en raison de 
ses conséquences potentielles sur la rentabilité et la santé 
financière des banques. 
    "Je ne pense pas que (les récentes turbulences sur les 
marchés financiers) soient imputables à la politique de taux 
négatifs de la BoJ", a-t-il dit devant le Parlement. 
    "Une aversion pour le risque excessive se répand parmi les 
investisseurs internationaux", a-t-il dit ajoutant qu'il 
surveillerait étroitement les conséquences des récents 
développements des marchés sur l'économie et les prix au Japon. 
    Il a aussi redit que la BoJ n'hésiterait pas à assouplir 
encore sa politique monétaire si nécessaire pour atteindre son 
objectif de ramener l'inflation à 2% en rythme annuel. 
    La BoJ a surpris les marchés le mois dernier en annonçant le 
passage en territoire négatif de l'un de ses taux directeurs 
alors que la volatilité des marchés depuis le début de l'année 
et le ralentissement de la croissance mondiale entravent sa 
lutte contre la déflation. 
    La politique de taux négatifs ne contribuera guère à 
atteindre l'objectif d'inflation, estiment toutefois une 
majorité d'économistes. 
    Quinze sur les 18 d'entre eux interrogés par Reuters entre 
le 5 et le 12 février ont dit qu'ils ne rendaient pas plus 
vraisemblable la réalisation de l'objectif d'une inflation de 2% 
en rythme annuel.  
     
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid 
Exbrayat) 
 
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  • mquercy le vendredi 12 fév 2016 à 10:58

    il faut m 'explique ceci :la devise nipponne étant poussée à la hausse par l'aversion pour le risque qui se traduit par le débouclage par les investisseurs de positions financées en yen (carry-trade).