Marchés : les résultats des entreprises européennes et américaines restent sous pression

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Les résultats des entreprises européennes et américaines restent sous pression
Les résultats des entreprises européennes et américaines restent sous pression

La saison des résultats des entreprises européennes et américaines touche à sa fin. Le bilan global des publications se fait de plus en plus précis. De part et d’autre de l’Atlantique, les entreprises continuent de voir leur chiffre d’affaires s’étioler, mais leur résultat net résiste davantage.

Pour La Française AM, le constat est clair : « Alors que les deux tiers des grandes entreprises américaines et européennes ont publié leurs résultats du T1 2016, le taux de bonnes surprises ne tient qu’à l’amplitude des révisions à la baisse du consensus des analystes [en amont des publications], et le trimestre va au final se solder par un net repli des chiffres d’affaires et des résultats de part et d’autre de l’Atlantique ».

Du côté des entreprises européennes : « Les résultats du 1er trimestre 2016 sont disponibles pour 85% de la capitalisation du STOXX600. Les surprises sont plus négatives pour les chiffres d’affaires que pour les résultats. Les titres les plus sensibles à la zone Euro ont mieux publié que la moyenne. Il s’agit d’un comportement logique avec une amélioration des statistiques économiques de la zone. Les surprises sont positives pour les pétrolières et les assureurs ».

Du côté des actions américaines : « Les résultats du 1er trimestre 2016 sont disponibles pour 90% de la capitalisation du S&P 500. Modestement supérieurs aux attentes, ils sont à -6% par rapport au 1er trimestre 2015 (-3% hors énergie) et négatifs pour 7 secteurs sur 10 (consommation discrétionnaire, santé et télécom sont en hausse). Il s’agit du 6e trimestre consécutif de baisse des bénéfices par action, mais les commentaires des sociétés sont désormais plus positifs ».

La société de gestion note par ailleurs que « Les effets devises sont sensibles et une poursuite de la consolidation [comprendre : baisse] du dollar impacterait certainement davantage les résultats européens et japonais ».

Dans ce cadre, « Le réalisme des bourses face à cette dynamique bien terne des profits est toutefois plutôt un facteur rassurant » estime La Française AM, qui préfère voir des marchés réalistes et calmes que des marchés excessivement optimistes.

Malgré cela, la société de gestion conclut : « Rien d’enthousiasmant donc, ou qui puisse nous motiver à pousser très fort les curseurs de risque actions ».

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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