Marchés : « La tendance haussière bénéficie désormais d'une base plus solide » (Fidelity)

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Fidelity voit la vie en vert et prend volontairement des risques sur les marchés pour profiter au maximum d'une éventuelle amélioration de la conjoncture après les doutes de ces derniers mois.
Fidelity voit la vie en vert et prend volontairement des risques sur les marchés pour profiter au maximum d'une éventuelle amélioration de la conjoncture après les doutes de ces derniers mois.

Clairement optimiste sur les marchés à l’inverse de nombreuses autres sociétés de gestion, Fidelity International surpondère les actions dans ses portefeuilles d’actifs, considérant que l’environnement économique se stabilise et pourrait encore s’améliorer.

La cacophonie perdue dans le monde de l’asset management pour savoir d’il est opportun, ou non, de renforcer à l’heure actuelle ses investissements sur les marchés actions.

Les notes d’analyse publiées par les sociétés de gestion oscillent du fort pessimisme (Carmignac) au fort optimisme (Pictet AM). Fidelity International, pour sa part, appartient clairement au camp des grands optimistes comme le rappelle sa dernière note d’« allocation mensuelle » diffusée à la presse mercredi 13 avril, dans laquelle la société de gestion s’affiche « en faveur des actifs risqués » aussi bien du côté des actions que des obligations.

Une hausse des actions bénéficiant « d'une base plus solide »

« Si la tendance haussière amorcée mi-février a été alimentée par des rachats à bon compte, elle bénéficie désormais d’une base plus solide. Les indicateurs conjoncturels toujours aussi encourageants constituent désormais le premier facteur de soutien de ce mouvement » affirme Fidelity.

« Premier signe tangible de cette amélioration, l’activité industrielle américaine – sujet de tant d’inquiétudes – repart de l’avant. En mars, le PMI manufacturier (ISM) est ainsi sorti de sa phase de contraction pour s’établir à 51,8 points. Si le repli du dollar conjugué au rebond des cours du pétrole participe à cette embellie, celle-ci n’est pas circonscrite à la seule économie américaine. Cet environnement profite aussi à la Chine qui voit son PMI Composite (Caixin) atteindre 51.3 points en mars, son plus haut depuis 11 mois. La zone euro n’est pas en reste avec un PMI composite (Markit) à 53,7 points sur la période, montrant là encore que si la reprise est poussive, elle n’en demeure pas moins réelle ».

Les cours de Bourse sont également soutenus par « la complaisance monétaire des banques centrales et des mesures [de politique monétaire] toujours plus accommodantes » évoque Fidelity, pour qui « fort de ces ressorts et après l’exagération baissière des derniers mois, le rebond des indices pourrait être plus conséquent encore ».

La société de gestion considère que les éventuels replis du marché du pétrole ne sont dans ce contexte qu’« un frein à la hausse des actions », et non un vecteur de repli structurel des marchés.

Pour Fidelity, « L’embellie conjoncturelle du mois de mars valide en tout état de cause notre scénario d’une reprise de la croissance (…) dans les économies occidentales. Elle justifie par ailleurs notre positionnement en faveur des actions », même si toutes les zones géographiques ne se valent pas. « Nous demeurons (…) surpondérés sur les actions japonaises et européennes, à "neutre" sur les pays émergents et la zone Asie-Pacifique et, enfin, sous-pondérés sur le marché américain », détaille la société de gestion.

Marché obligataire : renforcement du segment "high yield"

Clairement amatrice de risques, la société de gestion se renforce également sur les actifs les plus « spéculatifs » du marché obligataire, dont la caractéristique est d’offrir des rendements élevés en contrepartie de risques également plus élevés.

La bonne performance de ces actifs obligataires risqués au cours du mois de mars « conforte notre positionnement à "surpondérer" sur le high yield de nature à profiter de la reprise économique », termine ainsi Fidelity.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • M3182284 il y a 9 mois

    Je me demande pourquoi Boursorama sort des commentaires otpimistes quand ça monte et des commentaires pessimistes quand ça baisse. Depuis le bear market annoncé avec fracas en janvier (après 20 de baisse en 9 mois) , le marché a repris 10%

  • guerber3 il y a 9 mois

    Attention danger, leur gagne-pain : les commissions sur tout ce qui bouge...!

  • T20 il y a 9 mois

    En comptant aussi sur le réinvestissement des dividendes...

  • jmlhomme il y a 9 mois

    Enfin un cabinet de gestion qui comprend que les actions sont le dernier placement avec un espoir de rendement global ( Rendement et plus value sur titre ) d'au moins 5% bruts.