Marchés : comment adapter son portefeuille face aux incertitudes grecques ? (Aurel BGC)

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Face à la volatilité des marchés et l'évolution imprévisible du dossier grec, Aurel BGC fait le choix de la prudence.
Face à la volatilité des marchés et l'évolution imprévisible du dossier grec, Aurel BGC fait le choix de la prudence.

Les incertitudes sur le dossier grec se traduisent sans surprise par davantage de prudence de la part des investisseurs. C’est dans ce cadre qu’Aurel BGC a publié sa dernière lettre d’allocation d’actifs, justifiant le plébiscite des valeurs-refuges.

Après une séance de lundi en nette baisse, les investisseurs sont attentistes. Mardi à 14h55, le CAC40 restait ainsi à l’équilibre par rapport à la clôture de la veille. Pour certains investisseurs, la baisse de lundi est l’occasion d’entrer sur les marchés ou de renforcer les positions « longues ». D’autres préfèrent se protéger contre une éventuelle dégradation de la situation sur le dossier grec, alors que les marchés deviennent très réactifs vis-à-vis de l’évolution de la situation. Pour Aurel BGC, le constat est clair : il ne faut pas jouer avec le feu en ce moment.

Trop peu de visibilité à court terme

Le n°1 français de l’intermédiation financière indépendante explique tout d’abord dans sa lettre hebdomadaire de gestion d’actifs : « il est difficile d’avoir des certitudes quant à la réaction des marchés face aux développements potentiels de cette crise grecque ». Tout effet de panique devrait néanmoins être évité : « la réaction à court terme peut être limitée par la crédibilité de la BCE et l’ensemble des "filets" de sécurité dans la zone euro (OMT, MES, union bancaire) et une volonté des politiques de "gérer" le problème grec ».

Ainsi, poursuit Aurel BGC, « que le pays sorte de la zone euro ou pas, il y aura une négociation politique pour limiter les dégâts financiers et l’impact économique pour l’ensemble de la zone euro. Le risque est, selon nous, plus dans la faiblesse du pouvoir politique et les risques d’instabilité dans la région. Ensuite, en cas de sortie de la Grèce de la zone euro, les marchés seront très sensibles aux résultats des prochaines élections prévues dans des pays de la zone euro, et plus particulièrement aux scores des partis critiques envers la politique européenne, voire -pour certains- anti-euro. »

Trois principaux choix de gestion : les valeurs-refuges plébiscitées

À partir de ce constat, Aurel BGC explique trois de ses principaux choix en termes d’allocation d’actifs. Le mot d’ordre : prudence.

Premier choix : « être en dollar ». En effet, « entre les anticipations de hausse des taux directeurs de la Fed (…) et la volatilité induite par la crise grecque, le dollar reste une devise refuge. Les valeurs exposées au dollar sur la bourse européenne ou les placements obligataires en dollar peuvent être favorisés. Les "effets de changes" s’annoncent positifs ».

Deuxièmement, Aurel BGC préfère « éviter les titre de financières, dont les banques. Ces valeurs concentrent l’ensemble des incertitudes sur la Grèce et seront fortement affectées en cas de forte volatilité sur les marchés. Les valeurs européennes le plus cycliques peuvent, aussi, être sous-pondérées face à une incertitude encore importante sur l’issue de la crise grecque. Les plus réticents à la prise de risque peuvent surpondérer des secteurs dont la part de marché réalisée en dehors de la zone euro est importante ».

Lundi 29 juin, journée d’inquiétudes sur les marchés, les valeurs des principales banques françaises ont en effet terminé dans les dernières places du CAC40.

Enfin, Aurel BGC n’hésite pas à se tourner vers la valeur-refuge par définition : l’or. Aurel BGC préfère en effet « augmenter légèrement la part de métaux précieux, donc d’or, dans les portefeuilles. En cas de crise majeure dans la zone euro, la spéculation sera forte autour de l’or, qui sera joué comme un actif de protections face à un risque d’écroulement de la zone euro ».

Actifs à sous-pondérer / surpondérer

Aurel BGC résume : « au total, nous adoptons une allocation d’actifs plus défensive après les récents événements autour de la Grèce, même si, à court terme, nous restons investit en actions plutôt que sur l’obligataire. Le risque principal, celui de "contagion" est, pour le moment cantonné. Mais, il faudra être "réactif", notamment si les pays autour de la Grèce montrent quelques signes d’affaiblissement de leur activité économique ou en cas de dégradation de la situation géopolitique, voire financière ».

Dans son tableau récapitulatif d’allocation à horizon trois mois, Aurel BGC recommande une forte sous-pondération de l’obligataire européen pour les échéances de 7 à 10 ans, et une sous-pondération des matières premières industrielles, comme le pétrole.

À l’inverse, la société préfère surpondérer les actions américaines (affectées marginalement par la crise grecque), et dans une moindre mesure les actions européennes en choisissant, on l’aura compris, les actions les plus défensives. Même surpondération sur l’or.

X. Bargue

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  • oudeboye le mardi 30 juin 2015 à 16:39

    vend tout de suite