Marchés apaisés : pas de Grexit, et Shanghai s'éloigne du krach

le , mis à jour à 17:05
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Les marchés rebondissaient lundi après l'accord trouvé aux petites heures du jour entre la Grèce et ses partenaires européens.
Les marchés rebondissaient lundi après l'accord trouvé aux petites heures du jour entre la Grèce et ses partenaires européens.

Les investisseurs étaient apaisés lundi par l’accord trouvé au niveau européen entre la Grèce et ses  créanciers. En Chine, les marchés ont également poursuivi leur rebond en début de semaine. Les sujets d’inquiétudes pour les investisseurs semblent s’éloigner progressivement.

Après un début très mouvementé, l’été pourrait redevenir plutôt calme pour les investisseurs. Depuis plus d’un mois, les marchés évoluent de manière très réactive en fonction des nouvelles sur le dossier grec. Or, celui-ci semble désormais en passe d’être réglé, du moins temporairement.

Renversement de situation en moins d’une semaine

Il y a exactement une semaine, plusieurs sujets suscitaient des doutes chez les investisseurs. Le « non » au référendum grec entraînait les indices boursiers dans le rouge, le krach chinois s’amplifiait au fil des séances, et le pétrole commençait à rechuter. Dans ce contexte, le CAC40 avait atteint 4.600 points mardi 7 juillet en clôture.

Moins d’une semaine plus tard, le paysage n’est plus le même. Le gouvernement grec et ses partenaires européens ont trouvé un accord qui devrait permettre de déclencher un troisième plan d’aide à la Grèce depuis 2010. La solution ne résout pas les questionnements de fond sur la soutenabilité de la dette du pays, mais cette problématique a en tout cas été repoussée à plus tard. Côté chinois, l’heure est au rebond, et le pétrole reste quant à lui à un niveau faible (51 dollars pour le baril WTI), mais ne chute plus. Ainsi, le CAC40 flirtait de nouveau avec les 5.000 points lundi 13 juillet, soit un rebond de plus de 8% en quatre séances.

Grèce : l’accord in extremis

On retiendra notamment de l’accord trouvé lundi matin entre la Grèce et ses créanciers que le « Grexit » redouté par les investisseurs n’aura pas lieu. « Le Grexit a disparu », a déclaré Jean-Claude Juncker, même si « tout n'est pas joué », a quant à lui rappelé François Hollande, évoquant le fait que l’accord trouvé devra encore être approuvé par les parlements nationaux, notamment par le parlement allemand. Néanmoins, ceci ne devrait plus être un problème : « Angela Merkel dit pouvoir recommander au Parlement allemand avec "entière confiance" l'ouverture des discussions d'aide. Elle ne demandera pas de vote de confiance au Parlement : "un plan B en cas de Grexit ne s'impose pas puisque le plan A a été accepté" », résumait BFM Business en matinée.

L’accord suscite néanmoins de nombreuses interrogations. Des risques politiques et sociaux pourraient en effet se concrétiser en Grèce, alors que le premier ministre Alexis Tsipras a finalement accepté des mesures allant à contre-courant du « non » obtenu dimanche dernier lors du référendum national (lire l’article). D’autres commentateurs évoquaient lundi le sentiment d’un coup de force de l’Allemagne vis-à-vis de la Grèce, alors que l’austérité associée au nouveau plan d’aide pourrait accentuer l’asphyxie économique du pays dans les mois et années à venir (lire l’article).

Rappelons que les banques et le marché financier grec ne devraient pas rouvrir avant la fin de la semaine d'après les dernières informations disponibles. L’évolution de l’indice Athex sera scrutée avec attention à la réouverture de la Bourse d'Athènes : difficile de savoir à l’avance si le marché grec va plutôt pâtir ou bénéficier de l’évolution chaotique du dossier grec depuis le 28 juin dernier, date à laquelle les échanges ont été suspendus.

Pour contrer un éventuel krach boursier, le régulateur du marché grec a interdit les ventes à découvert sur l’ensemble des valeurs de la Bouse d’Athènes. Néanmoins, l’accord du lundi 13 juillet pourrait éviter la panique boursière tant redoutée.

Chine : le rebond se poursuit

Les regards des investisseurs étaient également tournés vers la Chine après la tourmente des dernières semaines. L’indice composite de Shanghai a clôturé lundi en hausse de 2,39% à 3.970 points, et la Bourse de Shenzhen, souvent plus volatile que celle de Shanghai, a quant à elle terminé en hausse de 4,18% à 2.120 points.

Pour rappel, les deux places chinoises ont respectivement chuté de 32% et 40% entre le 15 juin et le 8 juillet, après 12 mois de très forte hausse (+150% sur l'indice de Shanghai).

Depuis le jeudi 9 juillet, les places chinoises rebondissent nettement alors que les autorités chinoises essaient par tous les moyens de faire revenir la « confiance » des investisseurs vis-à-vis du marché boursier national. Depuis son plus bas atteint au milieu de la semaine dernière, la Bourse de Shanghai a rebondi de 13%.

Les interrogations sur la trajectoire à venir de la Bourse chinoise restent néanmoins légitimes, tant la volatilité des indices nationaux est importante. Par ailleurs, une grande partie des cotations restent suspendues depuis la semaine dernière (lire l’article : Krach chinois : le récent rebond est-il durable ou éphémère ?).

X. Bargue

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

Chronologie de la ''crise grecque'' depuis 2009.
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  • mikkaela le lundi 13 juil 2015 à 23:26

    on leur a fait une remise de dette ou non ?? Si non comment vont ils s' en sortir ? Des mesures d'austérité, OK, mais ça ne résoudra pas le problème de cette "maudite " dette. Au moins le président grec aura eu le courage de parler de la dette qui empêche la croissance et c'est une excellente chose bravo à lui !

  • angel001 le lundi 13 juil 2015 à 21:11

    La peur s'éloigne ? C'est ça, et moi je suis Mick Jagger et ma copine c'est les Beatles.

  • bedseb le lundi 13 juil 2015 à 18:57

    Ont la créer ou pas cette europe ?

  • bedseb le lundi 13 juil 2015 à 18:56

    ils sortent, ils sortent pas, c'est transitoire, c'est du nivellement par le bas, les grecs sont spolier, la mains d'oeuvre à cout différent en europe créer une concurrence déloyale en sont sein. Un Smic Européen serait plus judicieux à mon avis.A quand les reco sur ce forum ?

  • c.voyant le lundi 13 juil 2015 à 18:14

    « Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés.Les grands sont tenus secrets par l’incrédulité du grand public »

  • c.voyant le lundi 13 juil 2015 à 18:14

    De tous les secteurs de l’économie, l’étude de l’argent est celui ou la complexité du système sert le plus à déguiser la vérité, à la dissimuler, au lieu de l’exposer.

  • khmane08 le lundi 13 juil 2015 à 17:31

    un mikado européen, tu touche à la Grèce et çà s'écroule

  • monjohn le lundi 13 juil 2015 à 13:55

    Il est strictement interdit de faire quoique se soit pour ébranler la confiance des joueurs et ainsi faire s’effondrer le chateau de cartes.

  • jmbuzy le lundi 13 juil 2015 à 12:08

    maintenant, après le cinéma que nous ont fait tous les responsables européens, on va attendre la suite: dans quelques temps, la grèce n'aura pas réussi à tenir ses engagements (c'est vu d'avance) et hop rebelotte ....