Marché: statistiques et Brexit pèsent toujours sur l'euro.

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(CercleFinance.com) - Ralentissement conjoncturel et risque de “Brexit” se liguent toujours pour tirer l'euro vers le bas. Ce midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne s'érodait de nouveau face à sa contrepartie après avoir perdu presque 1% la veille. A cette heure, l'euro recule de 0,19% à 1,1004 dollar.

La principale devise du Vieux Continent perdait également 1,03% contre le yen à 123,24 et 0,73% contre le franc suisse à 1,0944, tout en grappillant 0,15% face au sterling, à 0,7803.

Comme le résument des analystes parisiens ce matin, “la devise européenne a été pénalisée (hier) par la publication des enquêtes PMI Markit préliminaires et par le recul de la perception des risques par les investisseurs”, et ce d'autant que la monnaie unique européenne avait, ces dernières semaines, joué le rôle de valeur refuge lors de la baisse des marchés d'actions.

En effet, les dernières nouvelles macroéconomiques de la zone euro ne sont pas des plus engageantes. Hier, l'institut Markit, qui compile le sentiment des directeurs d'achats, a fait état d'un indice 'flash' composite de 52,7 points en février pour la zone euro. Un chiffre inférieur aux attentes (de 53,3 points), à celui de janvier (de 53,6 points), et qui se situe enfin à son plus bas niveau en 13 mois.

Markit indique que 'la croissance de l'activité globale ralentit ainsi pour le 2ème mois consécutif, cette tendance reflétant un nouvel affaiblissement de la hausse des nouvelles affaires', notamment en France. De ce fait, le PIB de la zone euro devrait être inférieur à 0,3% pour le 1er trimestre 2016, prévient Markit, sauf rebond en mars.

Dans ce contexte, les anticipations des opérateurs quant à la BCE vont croissant : le président de l'institut d'émission européen, Mario Draghi, a déjà prévu qu'il pourrait faire davantage pour stimuler l'économie de la zone euro. Or si la BCE se montrait plus accommodante encore, elle alourdirait probablement davantage son bilan alors que ce dernier constitue la contrepartie de la devise dont elle a la charge.

Autre facteur pesant pour la monnaie unique européenne, bien que le Royaume-Uni n'en fasse pas partie : le risque de “Brexit” en vue du référendum qui se tiendra en juin sur ce sujet. Toute sortie du pays de l'Union européenne constituerait, de l'avis général, un mauvais signal pour l'ensemble des institutions communautaires.

Or le populaire maire de Londres, le conservateur Boris Johnson, a pris position pour le “non” alors que le Premier ministre tout aussi conservateur, David Cameron, s'est résolu à faire campagne pour le “oui”. “Les militants pour le 'Brexit' ont trouvé un leader, rendant encore plus incertain le résultat du référendum du 23 juin prochain”, indique Aurel BGC.

EG

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