Marche républicaine : «Nous sommes venus pour dire STOP à la violence»

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Marche républicaine : «Nous sommes venus pour dire STOP à la violence»
Marche républicaine : «Nous sommes venus pour dire STOP à la violence»

Blousons en cuir noir, écharpes serrées et lunettes d'aviateurs, Youssef, Lassana et Mahmadou sont arrivés très tôt place de la République ce dimanche matin. «Nous sommes venus manifester contre la violence. Le mot que j'ai en tête ? STOP !», explique Youssef, aussi gêné que ses deux frères de verbaliser un geste qui lui semble si naturel. 

A quelques pas, derrière l'impressionnant dispositif technique des télévisions étrangères, Adèle et Nella se tiennent droites comme des i. «On avait peur de ne pas pouvoir accéder à la place, avec tout le monde qui est annoncé, et tout le monde qu'on espère, affirment les deux amies. Il faut soutenir Charlie Hebdo, soutenir les gens qui étaient dans le supermarché, et nous soutenir nous-mêmes, estime Adèle, la petite quarantaine. Etre ici, c'est agir pour notre cause à tous, la cause de l'homme. Si on croit, on croit que Dieu réclame l'inverse de ce qui a été commis».

Présidente du collectif Ni putes ni Soumises du Congo-Brazzaville, et fervente supportrice de François Hollande, Nella est venu pour «défendre la liberté d'expression, dire non à cette violence, non à l'extrémisme, non à la violence qui perdure en Europe, en Afrique, aux Etats-Unis». Des citoyens s'interrogent sur la présence de chefs d'Etat et de représentants de gouvernements peu réputés pour leur sens de la démocratie. Nella aimerait leur donner un drapeau blanc : «face à ce drame, il faut mettre les rancunes et les haines de côté. Ce qui se passe aujourd'hui dépasse la politique». Unanimes, les deux femmes s'interrogent tout de même : «et demain ? Que faire pour que cette mobilisation perdure ?»

Zakaria Moumni est arrivé à 8 heures sur la place, «parce qu'on ne peut pas vivre cette journée à moitié. Je suis très touché par ce qui s'est passé depuis trois jours, assure ce Français d'origine marocaine. Ces hommes sont des criminels». Ce grand brun au regard fier armé d'un drapeau ...

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  • gustav10 le dimanche 11 jan 2015 à 14:07

    «face à ce drame, il faut mettre les rancunes et les haines de côté" : Oui c'est vrai et je souscris pleinement. Alors pourquoi avoir exclu de la représentation nationale un parti représentatif ? Alors pourquoi refuser de défiler avec des gens qui n'ont pas nos idées? N'est-ce pas une forme de violence, de racisme? N'est-ce pas une forme de haine?