Marché: repli de l'euro avant l'emploi américain.

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(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se tassait avant un indicateur statistique clé aux Etats-Unis, le rapport sur l'emploi. Sans oublier le référendum italien de dimanche. A cette heure, l'euro se tassait de 0,15% à 1,0644 dollar, de 0,30% contre le sterling à 0,8441 et de 0,48% contre le yen à 121,15, tout en restant neutre face au franc suisse.

C'est en effet tout à l'heure que le Bureau Of Labor Statistics dévoilera son dernier rapport mensuel sur l'emploi américain avant l'ultime réunion de la Fed en 2016. Le consensus table sur la création d'environ 175.000 postes non agricoles en novembre, après 161.000 le mois précédent, et un taux de chômage inchangé à 4,9%. Soit un niveau des plus proches du plein emploi.

Sauf déconvenue majeure, la probabilité de voir la Réserve fédérale américaine relever de nouveau d'un quart de point ses taux directeurs, le 14 décembre prochain, reste très élevée : selon l'indicateur FedWatch du CME, elle est pour l'heure de 92,7%.

“On sera plus précisément attentif aux évolutions du taux de salaire horaire qui a accéléré dernièrement”, estimaient ce matin les analystes d'Oddo & Cie. Alors que la base de comparaison du prix du pétrole va devenir favorable, l'inflation fait partie des agrégats surveillés de près par la Fed et les investisseurs.

Par ailleurs, le risque politique restera de mise en Europe, ce qui pèse sur la monnaie unique : dimanche, le deuxième tour de l'élection présidentielle sera de nouveau organisé en Autriche, ce qui pourrait déboucher sur une victoire de l'extrême droite. Toujours le 4 décembre, les Italiens seront consultés par référendum sur le projet constitutionnel du gouvernement Renzi, qui vise à stabiliser la vie politique italienne en donnant davantage de pouvoir à la chambre basse du Parlement par rapport au Sénat.

La victoire du “non”, donné gagnant par nombre de sondages, pourrait contraindre Matteo Renzi à démissionner, et ouvrir une période d'incertitude dans la péninsule.

Dans ce cas, explique Aurel BGC, “l'équation italienne se résumerait à deux grandes inconnues, une à court terme et l'autre à long terme. La première concerne les banques et la seconde fait référence à la possibilité que le Mouvement 5 Etoiles (du populiste Beppe Grillo, ndlr) prenne un jour le pouvoir et soumette à référendum la question de l'appartenance de l'Italie à la zone euro.”

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