Marché: près de 10% de hausse pour le Nasdaq sur trois mois.

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(CercleFinance.com) - Wall Street clôture le mois et le trimestre sur une note positive conformément au scénario qui se répète inlassablement depuis octobre 2015 -à l'exception de février 2016- et le scénario du jour fut un modèle du genre.

Le S&P500 et le Nasdaq affichent +0,8%, le Dow Jones +0,9%: les indices US effacent presque intégralement leurs pertes de la veille et parviennent à clôturer la semaine sur une note positive.

Le Dow Jones grappille globalement +0,2% mais gagne +2% sur le trimestre écoulé, le Nasdaq grappille +0,1% hebdo mais explose de +9,7% depuis le 30 juin dernier... une performance exceptionnelle, une des plus brillante depuis mars 2009 (ce soir, les titres vedettes furent NXP +6,1%, Netapp +3,1%, Biogen +2,3%, eBay +1,85% et Apple +0,8%, seules fausses notes: Cognizant avec -13,3% et Endo -3,7%.

Pour en revenir à cette dernière séance du trimestre, Wall Street tout comme les places européennes, a bénéficié du 'petit miracle' survenu sur Deutsche Bank qui est repassé de -9% à zéro, puis qui s'est envolé de +6,4% sur la 'rumeur' invérifiable d'une grosse ristourne de la justice US sur l'amende encourue.

Elle tombée par le plus merveilleux des hasards au meilleur moment, vers 16H45, alors que le titre hésitait encore à repasser positif.

Une 'rumeur' impossible à 'sourcer' (via Twitter) mêlant des échanges supposés entre Barack Obama et Angela Merkel au téléphone concernant Deutsche Bank... et des extrapolations sur un compromis entre la justice US et la banque allemande qui relève du 'whishfull thingking'.

Mais ce qui compte dans ce genre de moments de haute tension psychologique, ce n'est pas ce qui est vrai (la justice US n'a encore rien négocié ni accepté concernant le montant de l'amende) mais ce que le marché est prêt à croire... ou même, juge seulement plausible.

En l'occurrence, le marché s'est raccroché à véritable conte de fées: minoration de l'amende à 5,4Mds$ contre 14Mds$, ce qui coïnciderait -décidément le monde est bien fait- avec les 6Mds$ (5,5MdsE) déjà provisionnés par Deutsche Bank.

Mais peu importe le prétexte du rebond, réel ou fictif: il n'était pas question de laisser la Deutsche Bank instaurer un climat 'pré-Lehman' sur les marchés financiers.

La manoeuvre semble avoir bien réussi puisque le 'VIX' qui avait pris +20% en quelques heures est retombé de 15,2 vers 13,3 et les principales banques US ont retrouvé des couleurs: Morgan Stanley +3,3%, Citigroup et Bank of America +3,2%, Goldman Sachs +1,5%, JP-Morgan +1,4%.

Le gouvernement allemand va disposer de 3 jours -car le lundi 3 octobre est férié outre Rhin- pour étudier une résolution 'politique' du dossier Deutsche Bank (y compris par le biais d'un 'bail out' qui ne dira pas son nom) afin que ne se renouvelle pas le coup de semonce de jeudi soir, sur des craintes de 'bank run' de la part d'investisseurs très bien informés et très 'sophistiqués' (dixit John Cryan, le CEO de Deutsche Bank) que sont les gérants de 'hedge funds'.

Car si l'enfoncement des 10E fut éphémère, le problème de fond de Deutsche Bank reste entier: le 'levier' de la 'DB' (ratio fonds propres/encours de prêts) est supérieur à 36 contre 32 pour Lehman à la veille de sa faillite. Les encours (notionnels) de dérivés sont 10 plus importants que Lehman... donc il va falloir recapitaliser en urgence, avec ou sans 'ristourne' sur l'amende aux Etats Unis.

Dans ce contexte, les chiffres économique US du jour n'ont guère eu d'impact: les dépenses des ménage sont ressorties inchangées au mois d'août, les revenus sont en hausse de +0,2%. Le PMI de Chicago ressort en hausse à 54,2 contre 52 attendu et l'indice de confiance du Michigan est également 'mieux que prévu' (il est réévalué à 91,2 contre 89,8 en août).

Mais symétriquement, la FED d'Atlanta et de New York ont révisé à la baisse leurs anticipations de croissance US pour 2016.

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