Marché: pertes accrues en Europe avec la baisse du pétrole.

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(CercleFinance.com) - Les Bourses européennes rechutent ce jeudi, dans le sillage du décrochage des places asiatiques et après le maintien des taux directeurs de la Fed, certes attendu, mais qui suscite des interrogations de fond. La chute des prix pétroliers accentue les pertes à l'approche de la clôture.

Vers 16h40, le Footsie 100 et l'AEX (Amsterdam) sont en baisse de 0,9%, tandis que le SMI (Zürich) et le CAC 40 abandonnent respectivement 1,1 et 1,3%. Le Dax et le BEL 20 (Bruxelles) reculent quant à eux de 1,6%. Enfin, le PSI 20 (Lisbonne), l'Ibex 35 à Madrid et le Footsie MIB à Milan sont en retrait de 1,2, 1,5 et 2,3%.

Sans surprise, la Réserve fédérale américaine n'a donc pas procédé à une nouvelle hausse de ses taux directeurs. Janet Yellen a justifié cette décision entre autres par les incertitudes liées au référendum britannique du 23 juin, relayait Barclays ce matin.

'La croissance est attendue à 2% en 2016, 2017 et 2018. Cela se traduit par un taux d'inflation qui converge lentement vers 2% en 2018. En d'autres termes, l'économie ne crée toujours pas de tensions et la Fed ne perçoit pas l'intérêt de changer de politique monétaire dans ce cadre', décrypte pour sa part Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM, selon lequel 'remonter les taux aujourd'hui serait prendre le risque de heurter l'économie, en créant potentiellement un choc négatif, alors qu'il n'est pas attendu d'inflexion haussière'.

'Si la perception de la Fed ne change pas, alors il est probable que l'on pourra aussi mettre une croix sur une possible hausse en juillet', a également prévenu l'expert.

Tel semble aussi le point de vue des investisseurs, qui interprètent le statu quo de la Fed, au demeurant largement anticipé, répétons-le, comme une nouvelle preuve de la fragilité de l'environnement économique mondial. Le fait que les bourses asiatiques ont clôturé en net repli pèse aussi sur les marchés actions européens.

Sur le marché des changes, l'euro décroche maintenant de 1,1% face au dollar à 1,1132, tandis que - autre facteur anxiogène - le baril de brut léger américain (WTI) lâche 3,1% à 46,6 dollars.

Principale donnée du jour outre-Atlantique, les prix à la consommation n'ont que légèrement augmenté en mai, ce qui montre que les tensions inflationnistes ne sont pas encore à l'ordre du jour. Le Département du Travail a en effet rapporté en début d'après-midi une progression de 0,2% en séquentiel deux fois inférieure à celle enregistrée en avril. Le marché tablait pour sa part sur +0,3%.

Quant à l'indice 'Philly Fed' mesurant l'activité industrielle dans la région de Philadelphie, il est sorti de la zone de contraction ce mois-ci pour s'établir à 4,7, contre -1,8 en avril et seulement +0,7 anticipé par les économistes.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont en revanche augmenté lors de la semaine close le 11 juin à 277.000, après 264.000 la semaine précédente (chiffre non révisé) et alors que le consensus s'attendait à une hausse moins marquée autour de 269.000.

Du côté des indicateurs européens, le taux d'inflation annuel s'est établi à -0,1% en mai dans la zone euro, contre -0,2% au mois d'avril, selon des données publiées en fin de matinée par Eurostat.

Enfin, concernant les valeurs, la menace du Brexit continue de peser sur les financières à l'image de Société Générale (-2,9%), lanterne rouge du CAC 40, et de Deutsche Bank (-3,7%), qui clôture le palmarès du Dax.

l'équipementier néerlandais pour l'industrie des semi-conducteurs ASML Holding (+0,1%) va pour sa part lancer une OPA recommandée sur un de ses fournisseurs taïwanais, Hermes Microvision.

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