Marché:pas de grandes surprises du côté de la Fed (gérants).

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(CercleFinance.com) - De nombreux gérants ont bien entendu réagi à la décision de la Fed, largement anticipée, de relever à nouveau ses taux directeurs de 25 points de base. Parmi eux, Saxo Banque, qui souligne que l'institution a, d'une façon générale, 'mis en avant sa confiance dans une économie américaine en croissance et dans un marché du travail solide'.

'Le comité de fixation des taux de la banque centrale des États-Unis a déclaré que l'économie avait continué à se renforcer, les gains d'emplois sont demeurés solides', relate le bureau d'études. Ce contexte de consolidation voire de renforcement du marché de l'emploi américain a permis la poursuite du processus de normalisation de politique monétaire, par-delà des statistiques récentes plus mitigées.

Rassurante, la Fed a aussi indiqué que le léger ralentissement observé de l'inflation était 'largement transitoire', rapporte Saxo Banque.

Egalement désireuse de réduire la taille de son bilan, la Réserve fédérale américaine a en outre déclaré qu'elle commencerait à réduire son portefeuille d'obligations et d'autres titres cette année. Dans le détail, 'le plafond initial pour la réduction des avoirs du Trésor de la Fed serait fixé à 6 milliards de dollars par mois, augmentant de 6 milliards de dollars par palier tous les 3 mois sur une période de 12 mois jusqu'à atteindre 30 milliards de dollars par mois'.

Plus nuancé, Lee Ferridge, directeur de la Stratégie Multi-Actifs de State Street Global Markets, a fait part de sa surprise quant au ton résolument neutre de la déclaration de la Fed, laquelle n'exclut pas de faire une pause avant de relever une nouvelle fois ses taux. De son point de vue, 'le ralentissement des données économiques américaines et les attentes d'un assouplissement fiscal en 2017 revues à la baisse ont clairement commencé à peser dans (sa) réflexion'.

Son collègue Antoine Lesné, directeur EMEA de la Stratégie SPDR ETF chez State Street Global Advisors, table sur un statu quo estival, une temporisation qui serait légitimée par la poursuite de la politique monétaire très accommodante de la BCE et le retour de la volatilité sur les marchés avec les événements politiques outre-Manche.

Enfin, Candriam met en avant l'impassibilité relative des investisseurs aux changements de la Fed, qu'il explique par le fait qu''il n'y a plus de surprise réelle de communication et que le niveau d'équilibre apparaît largement plus faible que lors des derniers cycles monétaires'.

Et de poursuivre: 'un tel revirement de situation depuis le début de l'année s'explique largement par un sentiment de déception des investisseurs américains : déçus de la croissance économique plus faible, déçus du faible niveau de l'inflation et plus que jamais déçus de la politique budgétaire américaine, dont sa visibilité n'a d'égale que sa versatilité.'

Il n'en demeure pas moins que le rythme de la normalisation s'est accentué, avec 4 hausses depuis le point bas, un rythme qui devrait se poursuivre l'an prochain, prophétise le gestionnaire d'actifs.

Candriam table également sur une diminution graduelle du bilan de la Fed, lequel est aujourd'hui proche des 4.500 milliards de dollars, un processus qui à l'aune des assertions de Janet Yellen devrait être enclenché sans tarder...

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