Marché: les indices US engrangent +1% sur la semaine.

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(CercleFinance.com) - C'est le scénario idéal sur l'ensemble des places occidentales -qui bouclent une 4ème semaine de hausse consécutive- avec une clôture de Wall Street au plus haut du jour, de la semaine et même depuis le 6 janvier dernier.

Du vert, rien que du vert, tous secteurs confondus à Wall Street (seuls biens de consommation font au pire du sur-place, tout le reste est purement 'bullish').

Les indices US engrangent +1% sur la semaine, un avantage intégralement acquis à l'issue de cette seule séance de vendredi, avec +1,28% sur le Dow Jones mais surtout +1,65% sur le 'S&P500' qui efface la résistance des 2.000 pour en terminer à 2.022Pts, et un score fleuve pour le Nasdaq (+1,85%) qui symbolise le mieux un marché repassé en mode 'full risk on'.

Il n'a aucune statistique 'macro' qui justifie que Wall Street se redresse vers des niveaux plus revus depuis début janvier, surtout que le tableau s'est nettement assombri depuis fin décembre.

Mais c'est comme s'il ne s'était rien passé, que les anticipations de croissance et de hausse des bénéfices ne s'étaient pas infléchies.

Tout va plus mal mais le marché a eu se récompense: la promesse d'un nouveau tsunami de liquidités et de nouveau, ce sont les flux qui dirigent les débats et gouvernent la tendance.

Les mêmes actifs vont donc se payer plus cher même si leurs fondamentaux se dégradent: plus d'argent -et même beaucoup plus d'argent- est synonyme de cours toujours plus élevés, de valorisations plus tendues.

Mais les marchés vont payer les yeux fermés puisque 'les flux' tant espérés seront au rendez-vous tandis que le risque de voir la FED relever le loyer de l'argent s'éloigne (confirmation prévue mercredi prochain à l'issue du FOMC, vers 20H).

Tempête de ciel bleu sur Wall Street en ce vendredi à sens unique et dépourvu de tout indicateur susceptible d'affecter la tendance.

Les prix à l'importation aux Etats-Unis revêtent une importance anecdotique: ils ont une nouvelle fois reculé le mois dernier, mais dans des proportions moindres qu'en janvier.

Le Département du Travail a en effet mesuré un repli de 0,3% en séquentiel, après une baisse de 1% entre décembre et janvier (chiffre révisé de -1,1%). Surtout, le consensus anticipait -0,8%.

Wall Street a pu en revanche s'appuyer sur une hausse pétrole (+2,5% à 38,7$ soit +46% de rebond en 1 mois) toujours porté par des rumeurs de sommet des pays producteurs qui conviendraient de plafonner ou réduire -enfin-leur production.

La Russie a démenti la tenue d'une réunion à Moscou le 20 mars mais le marché continue d'espérer.

Les parapétrolières se sont de nouveau distinguées avec Southwestern Energy et devon à +10,2%, Anadarko à +8,9%, NR Energy +6,6%, Nal Oilwell +6%, Apache +5,9%, Marathon Oil +5,4%, Kinder Morgan +5,1%.

Le Nasdaq-100 -avec 95% de valeurs en hausse- a été dopé par Bioùarion +5,6%, Expedia +5%,Vertex +4,8%, Micron +4,7%, Baidu et Symantec +3,9%,Seagate +3,5%.

A noter le beau rebond du compartiment bancaire avec Morgan Stanley +5,45%, Bank of America +3,9%, Wells Fargo +2,9%.

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