Marché: le sterling recule toujours mercredi midi.

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(CercleFinance.com) - Toujours plus bas : l'attention des cambistes se concentre toujours sur le cours de la livre sterling, qui contre le dollar a 'cassé' la barre symbolique des 1,30 dollar le sterling (- 0,52% à cette heure à 1,2950), marquant ainsi un nouveau plus bas de plus de 30 ans pour le “cable”. Sur un mois, le recul de la devise britannique face à sa contrepartie américaine atteint ainsi 10,5%.

De son côté, la monnaie unique européenne progresse de 0,49% contre ce même sterling, à 0,8538. Elle reste neutre face au franc suisse et au dollar américain, à 1,1061, mais recule vivement face au yen (- 1,29% à 111,12).

La situation politique semble de dégager un peu outre-Manche, où la ministre de l'Intérieur Theresa May semble la mieux placée pour prendre la suite de David Cameron au 10, Downing Street. Bien qu'elle fasse partie des 'quiet remainers' (les partisans 'discrets' du maintien du Royaume-Uni dans l'UE), c'est à son cabinet qu'il devrait revenir de mettre en oeuvre - à une date que Londres est la seule à maîtriser - le fameux article 50 des traités européens.

Mais le tableau économique est bien différent. “Les risques relatifs aux banques italiennes et au Brexit continuent de peser sur les marchés internationaux. En conséquence, les opérateurs se ruent vers les actifs refuges”, dont le yen fait partie, confirment ce matin les analystes de XTB France

Les analystes mettent en avant les propos tenus hier par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney: “le Royaume-Uni est entré dans une période d'incertitude et d'ajustement économique important. Les efforts de la Banque d'Angleterre ne permettront pas immédiatement d'effacer complètement la volatilité économique et financière que l'on peut attendre durant cet ajustement”, rapporte XTB France.

Ce qui s'additionne aux difficultés de plusieurs gros fonds immobiliers britanniques qui ont bloqué les ordres de vente des épargnants, le temps de trouver une solution acceptable (en vendant des actifs de manière ordonnée) pour leur retourner du cash. Ce qui rappelle de biens mauvais souvenirs remontant à la crise financière de 2008/2009.

Dans ce contexte, c'est sans surprise que le patron de la Fed de New York, William Dudley, a estimé que la banque centrale américaine pouvait attendre avant de relever ses taux. Rappelons que le prochain comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed, qui ne sera pas suivi d'une conférence de presse de Janet Yellen, aura lieu les 26 et 27 juillet prochains.

Plus près de nous, le compte-rendu (les fameuses 'minutes') du dernier FOMC, celui des 14 et 15 juin qui est donc antérieur au vote du 'Brexit', est attendu ce soir après Bourse en Europe.

Du côté des statistiques, les cambistes guetteront tout à l'heure, depuis les Etats-Unis, la balance commerciale de mai et l'indice l'ISM des services.

EG

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