Marché: la monnaie unique européenne proche de 1,09 dollar.

le
0

(CercleFinance.com) - Malgré des indicateurs mitigés sur le Vieux Continent, la monnaie unique européenne s'offrait une petite hausse sur le marché des changes face à ses grandes contreparties. Ainsi l'euro prenait-il à cette heure environ 0,15% contre le dollar (à 1,0879), le franc suisse (à 1,0845) et le sterling (à 0,7733). Tout en se reprenant de 0,44% face au yen à 123,96.

D'une manière générale, 'l'appétence globale pour le risque est repartie de l'avant dans le sillage des cours du pétrole', commentent ce matin les cambistes de Société Générale. 'Le marché des changes l'a reflété', ce que traduit notamment la reprise des devises émergentes d'Asie, jugées plus risquées que le dollar américain. Mais aussi la tenue de l'euro.

A 53 points en février, l'indice PMI final Markit composite de l'activité globale dans la zone euro s'est inscrit au-dessus de son estimation flash (52,7), qui était aussi le niveau que les analystes s'attendaient à voir confirmé. Bref, la lecture de l'indicateur se révèle un peu meilleure que prévu. Et ce bien que ce chiffre représente un point bas depuis janvier 2015, et qu'il soit inférieur à celui de janvier 2016 (53,6).

'Les données de l'enquête suggèrent un nouvel affaiblissement de la croissance au premier trimestre 2016, après une hausse du PIB de la zone euro déjà très faible (+0,3% seulement) au dernier trimestre 2015', prévient d'ailleurs Chris Williamson, économiste principale de Markit.

Notons qu'au Royaume-Uni, la croissance dans les services a ralenti franchement en février par rapport à janvier, à en croire l'indice PMI du secteur qui est passé que de 55,6 à 52,7.

Quid de l'actualité du dollar ? La Réserve fédérale a publié hier la dernière édition de son recueil conjoncturel, le “Beige Book”. Les analystes d'Aurel BGC en retiennent “la poursuite d'une amélioration économique dans la plupart des districts américains entre début janvier et fin février. Mais la banque centrale observe que les conditions sont très variables d'une région et d'un secteur à l'autre. Idem pour les hausses de salaires.”

Et Aurel BGC de conclure : “si la Fed devait se fier uniquement aux données économiques de ces derniers mois, la logique voudrait qu'elle relève une nouvelle fois les taux le 16 mars.”

A suivre sur l'agenda statistique américain de l'après-midi : les inscriptions hebdomadaires au chômage (attendues à 271.000), l'évolution de la productivité pour le 4e trimestre 2015 (attendue en baisse de plus de 3%), puis les commandes à l'industrie de janvier (attendues en hausse de 2% d'un mois sur l'autre), et enfin les indices PMI (49,8) et ISM (53,2) des services pour février.

EG

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant