Marché: l'euro dans le rouge face au sterling et au dollar.

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(CercleFinance.com) - Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne était toujours mal orientée contre sa contrepartie américaine et “testait” même la barre des 1,10 dollar. A cette heure, l'euro recule de 0,33% à 1,1017 dollar, non sans avoir touché en matinée les 1,1005. Idem face au yen (- 0,24% à 114,18), au franc suisse (- 0,24% également à 1,0901), quand l'euro dévissait de 1,60% contre le sterling à 0,8980.

Du côté du Brexit, les dernières informations parues dans la presse laissent augurer de la probabilité d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) dans des conditions moins difficiles que prévu.

Notons aussi que face à la livre, l'euro a progressé très rapidement ces dernières semaines : entre le début du mois de septembre et le 11 octobre, le marché est passé de 0,84 à presque 0,92 livre par euro, un mouvement rapide qui appelait peut-être une correction.

D'une manière générale, la Premier ministre britannique, Theresa May, semble aussi avoir adouci son discours relatif aux modalités de sortie de l'UE, en laissant plus de place au parlement. A suivre.

Sur le continent, les analystes de Saxo Banque relèvent que “Michael Saunders, ancien chef économiste de Citigroup qui a rejoint au printemps dernier le comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, a souligné que les effets redistributifs des achats d'actifs par les banques centrales peuvent nuire à leur efficacité. La politique de 'QE' est de plus en plus contestée, y compris par les banquiers centraux.”

Rappelons que la BCE mène son propre 'QE' au rythme de 80 milliards d'euros par mois et pourrait y mettre un terme, selon ses propres annonces et sauf si l'établissement émetteur en décide autrement, au mois de mars 2017.

“Le paradoxe, c'est que les banques centrales, bien que conscientes des limites de la politique d'assouplissement quantitatif, n'ont pas vraiment d'autre choix que de maintenir un biais très accommodant”, ajoute Saxo Banque.

Enfin, les dernières déclarations des officiels de la Fed, comme Charles Evans, de la Fed de Chicago, sonnent toujours plus “faucon” que “colombe”. L'indicateur FedWatch calculé par le CME indique d'ailleurs que la probabilité implicite de voir la Fed relever ses taux courts le 14 décembre est montée à 69,5%.

EG

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