Marché immobilier : des prix en légère baisse, un attentisme pesant

le
8

Le marché de l'immobilier reste bloqué par l'attentisme des acheteurs
Le marché de l'immobilier reste bloqué par l'attentisme des acheteurs

Le marché immobilier français connaît une chute marquée des transactions alors que les prix restent relativement stables. La sélectivité des acheteurs qui délaissent les biens avec défauts explique ce phénomène selon une étude du Crédit Foncier Immobilier.

Baisse des transactions. Acheteurs prudents qui retardent leur décision, vendeurs peu enclins à baisser leurs prix, le marché immobilier français reste englué dans l'attentisme même si les volumes ont remonté au troisième trimestre. Selon une étude du Crédit Foncier Immobilier, les transactions enregistrées en 2013 devraient être inférieures de 11% cette année par rapport à 2012 (630 000 vs. 709 000). Une tendance dans la lignée des chiffres du deuxième trimestre qui font état d'un recul de 13% sur un an. Sur deux ans, le recul des transactions atteint même 20%, signe d'un véritable « gel » du marché. Logiquement, les prix devraient reculer fortement mais ils affichent de manière globale une baisse très limitée. Une quasi-stabilité en trompe l'oeil qui s'expliquerait par la sélectivité des acheteurs. Seuls les biens offrant un très bon rapport qualité/prix trouvant preneur, les prix restent à des niveaux élevés, les biens de moins bonne qualité ne trouvant tout simplement pas d'acheteurs. Or, cette sélectivité accrue des acheteurs risque de se poursuivre et d'accroître les disparités de prix entre les biens.

Acheteurs plus regardants. Les prix dans l'immobilier ancien devraient ressortir en baisse de 1,7% cette année selon une étude publiée par Meilleurtaux.com, le niveau historiquement bas des taux expliquant le caractère limité de la baisse. Le marché revient peu à peu, timidement, à la raison. Les acheteurs sont plus regardants et les prix des biens avec défauts sont âprement négociés. La solvabilité des ménages s'érode et contraint les vendeurs à revoir leurs prétentions. Un marché prudent et hésitant malgré des conditions de crédit toujours aussi attractives.

Marché du neuf en panne. En recul depuis deux ans, le marché de l'immobilier neuf reste toujours en crise. Selon le Crédit foncier Immobilier, la construction de logements neufs affiche une baisse de 11% sur un an . Le marché de l'immobilier neuf semble durablement en panne malgré des mesures fiscales incitatives qui ne parviennent pas à inverser la tendance. Pourtant, selon une étude d'Immobilier Stock Exchange (une plateforme de mise en relation des promoteurs de logements neufs et des prescripteurs) réalisée par l'Ifop, 29% des Français se disent prêts à acheter un bien immobilier sur plan. Mais entre le désir et le financement (le neuf coûte 15 à 20% plus cher que l'ancien), beaucoup de ménages doivent renoncer à leur rêve.

Contexte fiscal peu porteur. Le remplacement du dispositif Scellier par le dispositif Duflot pour aider les investisseurs locatifs n'a pas fait ses preuves jusqu'à présent. Les professionnels du secteur critiquent les plafonds retenus dans certaines villes que les acheteurs ne doivent pas dépasser sous peine de ne pas pouvoir bénéficier du dispositif. Ils reprochent également à la ministre du logement le projet de loi Alur destinée à protéger les locataires contre les hausses abusives de loyers, une bonne intention mais qui va contraindre un peu plus les propriétaires. Outre l'encadrement des loyers, la loi prévoit une garantie universelle des loyers (GUL) censée protéger les bailleurs des risques d'impayés en se substituant à la caution à partir du 1er janvier 2016. Mais les professionnels craignent que cette disposition ne déresponsabilise les locataires et pénalise les bons payeurs. Avec l'alourdissement des plus-values immobilières (hors résidence principale), la loi Alur risque de décourager un peu plus d'éventuels propriétaires. Le marché n'est pas prêt de sortir de son atonie.

J.G

Lire aussi sur Boursorama :

Immobilier : le prix des logements anciens en baisse de 0,2% au T3 (AFP)

Immobilier : les prix devraient résister en 2014 (Le Figaro)

Les prix des logements en baisse en France (AFP)

La construction de logements neuf reste en baisse (éd. Francis Lefebvre)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • c.voyant le jeudi 26 déc 2013 à 18:36

    Que veut dire ce blabla, les prix seraient stables dans un marché qui chute de 50% en volume???Les prix ne veulent plus rien dire dans un cas pareil!!!

  • lompala le vendredi 29 nov 2013 à 10:39

    La seule façon efficace, et honnête, de faire baisser les prix de l'immobilier est de construire, faire construire ou faciliter la construction !Plutôt que de sanctionner les propriétaires il serait bien de contrôler et bloquer les marges des "vautours" (y compris l'état); 6 % pour un intermédiaire c'est exorbitant et explique la floraison de toutes ces agences et leur implication au niveau du financement politique local !!

  • c.voyant le vendredi 29 nov 2013 à 09:12

    Les taudis Parisiens d'un autre age, périodes ou les gens urinaient et se lavaient dans des bassines vont revenir aux prix qu'ils n'auraient jamais dû quitter

  • c.voyant le vendredi 29 nov 2013 à 09:09

    90% des Français ont intérêt à la baisse des prix de l'immobilier...Ceux qui émargent au pourcentages des ventes ont intérêts à la hausse...Ceux qui paient pour se loger ont intérêt à la baisse!!!

  • c.voyant le vendredi 29 nov 2013 à 09:07

    90% des Français ont intérêt à la baisse des prix de l'immobilier....Les frais de mutations 8%...Les frais d'agences 6%...Les intérêts bancaires...seront d'autant plus faibles que les prix seront bas.

  • c.voyant le vendredi 29 nov 2013 à 09:06

    90% des Français ont intérêt à la baisse des prix de l'immobilier....Ceux qui achètent pour la première fois...Ceux qui vendent pour achater à nouveau...Ceux qui héritent pour utiser l'argent pour acheter!

  • c.voyant le vendredi 29 nov 2013 à 09:04

    90% des Français ont intérêt à la baisse des prix de l'immobilier.La hausse des prix de l'immobilier est un très grand malheur pour une immense partie des Français!La publicité sarcastique qui en est faites est repoussante et indécente!

  • 32bits le jeudi 28 nov 2013 à 15:40

    Surtout, ne pas acheter maintenant, ce n'est que le début de la baisse qui va suivre et qui va emporter le marché à -10/-15% mini.