Marché du travail : comment ont fait nos voisins européens

le
0
Marché du travail : comment ont fait nos voisins européens
Marché du travail : comment ont fait nos voisins européens

Ça passe ou ça casse. Manuel Valls poursuit aujourd'hui ses discussions commencées hier avec les partenaires sociaux pour tenter de faire accepter la loi El Khomri, présentée dans quinze jours en Conseil des ministres. Le temps presse. Car la dernière grande réforme du quinquennat est confrontée à une opposition sans pareille depuis que François Hollande est arrivé au pouvoir. L'ensemble des syndicats rejettent tout ou partie du texte. Et une pétition réclamant son retrait a franchi le million de signatures. Demain, la rue se mobilise pour renvoyer le projet dans les cartons du gouvernement.

Loi Travail : «Il y a beaucoup de choses à modifier», selon Aubry

Le Premier ministre joue une partie de son avenir sur ce dossier. Et marche sur un fil. S'il lâche du lest, il entaillera durablement sa réputation d'homme inflexible. S'il campe sur ses positions, il risque d'embraser la contestation sociale. Pas certain qu'à un an de la présidentielle le Premier ministre, contesté sur ce sujet jusque dans sa propre famille politique, résiste longtemps à un remake de la crise du CPE en 2006.

Des syndicats remontés à bloc, des manifestations, une majorité divisée... Le scénario ressemble beaucoup à celui qui s'est joué en Italie en 2014, quand le gouvernement de Matteo Renzi, dont s'inspire Manuel Valls, a mis en place le Jobs Act. L'Italie, mais aussi l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, les Pays-Bas : nombre de pays d'Europe se sont attaqués depuis la crise de 2008 à la réforme de leur marché du travail. Avec quel résultat ? Notre journal s'est penché notamment sur les exemples espagnol et italien, dont certaines mesures sont similaires à celles du projet français. Au premier abord, les chiffres semblent avoir donné raison aux voisins : la croissance est repartie, le chômage a reculé. Mais tout n'est pas rose. En Espagne, les emplois créés sont majoritairement précaires. En Italie, le chômage des jeunes ne recule pas. Des ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant