Marché: dégradation générale sur les taux Euro et US.

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(CercleFinance.com) - Peu ou pas de chiffres économiques à se mettre sous la dent ce vendredi, les opérateurs ont passé leur journée à ressasser les réponses et arguments de Mario Draghi lors de sa conférence de presse de jeudi... et notamment l'affirmation que l'extension et la prolongation du 'QE' n'avait pas été discutée.

Un analyste de Trustnet Direct explique : 'Ceci laisse craindre que les banquiers centraux commencent à manquer de munitions'.

Un gérant de Barclays Bourse surenchérit : 'Faute d'annonce concrète, les marchés vont donc regarder en direction des prochaines échéances et notamment la réunion de la Réserve fédérale le 21 septembre prochain'.

Et voilà qu'après Stanley Fischer, Jefferey Lacker, c'est au tour d'Eric Rosengren de considérer qu'une hausse de taux d'ici une petite quinzaine de jours pourrait se justifier, la FED prenant le risque d'avoir un temps de retard sur l'inflation.

Il en résulte une tension de +7Pts sur les T-Bonds US, à 1,667%.

Cette dégradation ne saurait être imputée aux chiffres US du jour: les stocks des grossistes américains sont restés stables en rythme séquentiel en juillet (chiffre calculé par le Département du Commerce), tout comme en juin et mai (une singulière stabilité !).

La spectaculaire chute des marchés obligataires européens n'a aucun rapport avec les statistiques du jour: la production industrielle française a baissé de 0,6% au mois de juillet, tandis que l'excédent commercial de l'Allemagne s'est tassé modestement à 19,5MdsE.

Ce vendredi restera surtout marquée par une baisse généralisée d'ampleur inattendue des dettes souveraines en Europe, ce qui provoque le retour en territoire positif (+0,02%) du rendement du Bund allemand (contre -0,11% mercredi).

Les OAT françaises affichent +0,25% de rendement (+8Pts ce vendredi et +15Pts en 48H... et il y a des écarts de +10Pts sur les BTP italiens à 1,254% et les 'bonos' espagnol à 1,0850%).

Hors zone Euro, tension absolument identique de +10Pts sur les 'Gilts' britanniques à 0,86%, soit +13Pts de base sur la semaine, à comparer avec +6Pts sur les Bunds et les T-Bonds US.

C'est une dégradation qui semble marquer un dégel des anticipations, après 8 semaines de stagnation sur les marchés obligataires.

Il ne s'agit peut-être que d'un 'accroc' sans lendemain... mais l'insistance des membres de la FED à préparer le terrain psychologiquement en vue d'une hausse le 21 septembre intrigue et inquiète Wall Street.

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