Marché: clôture sur un gain modeste à New York.

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(CercleFinance.com) - Wall Street vient donc d'aligner vendredi soir

une 40ème séance s'achevant sur une variation inférieure à 1% et surtout une 38ème séance sur 40 qui se conclut par un score de moins de + ou -0,5%.

Le Dow Jones, le S&P500 et le Nasdaq grappillent +0,4%, ce qui porte le score hebdomadaire vers un modeste +0,5%... qui détonne par rapport au prodigieux rallye de +2,65% du CAC40 et de +2,7% de l'euro-Stoxx50.

Et +0,4%, c'est tout simplement le niveaux affiché par les indices US lors du fixing d'ouverture, une heure après la publication du 'NFP'.

Les indices US ont même failli repasser négatif à 2 heures de la clôture (le Dow Jones ne gagnait plus que 0,1% vers 19H45).

Nulle euphorie outre-Atlantique en réaction aux chiffres mensuels de l'emploi (NFP) contrairement à certaine places européennes qui progressaient 6 fois plus fortement que Wall Street en clôture.

La publication d'un montant de 151.000 nouveaux jobs -soit 124.000 de moins qu'en juillet- semble éloigner le scénario d'une remontée des taux d'intérêt par la FED lors de la prochaine réunion du 21 septembre: la probabilité déjà faible de 24% retombait à 12% vendredi soir selon le baromètre 'Fedwatch'.

Les marchés obligataires faisaient la même interprétation, avec une clôture quasi inchangée sur les T-Bonds à 1,6% (contre 1,58% la veille): le '10 ans' US affichait déjà 1,60% le 15 juillet, mais aussi les 5, 8, 21 août dernier).

Jeffrey Lacker -patron de la FED de Richmond- s'est ému vendredi de la complaisance des marchés qui tablent sur un statu quo jusque début février ou mi-mars 2017.

Il affirme que même si le marché du travail a ralenti, des pré-signaux inflationnistes justifient que la FED remonte ses taux ('la FED ne peut se contenter de piloter sa politique monétaire depuis la banquette arrière').

Seul John Hatzius, l'un des stratèges les plus influents de Goldman Sachs semblait partager son avis vendredi, jugeant que les chiffres de l'emploi demeurent solides.

Les création d'emplois oont en effet été revues à la hausse de +20.000 en juillet (à 275.000 après 271.000 en juin).

Notons que cela représente par 2 fois différence abyssale de pratiquement +100.000 par rapport aux nouveaux emplois comptabilisés par ADP : comment un tel écart de +56% au même moment, concernant le même marché du travail US, est possible ?

L'autre chiffre US du jour passait un peu inaperçu mais s'avèrait encourageant: le déficit commercial américain se contracte de -11,6% à -39,5Mds$, avec une hausse des exportations voisine de +1,5%.

Enfin, les commandes à l'industrie ont rebondi de +1,9% en juillet après -1,8% en juin (contre +2% anticipé).

En ce qui concerne les valeurs, les pétrolières ont bénéficié du rebond de +1,5% du 'WTI' vers 44,25$ avec +5,6% sur Anadarko et Chesapeake, puis +3,6% sur Range Resource.

Au sein du Nasdaq, Apple a repris +1% alors que l'Irlande se montre solidaire en faisant appel de la condamnation à un redressement fiscal de 13Mds$ (qui égratignerait superficiellement une trésorerie de 200Mds$ ventilée au travers d'une myriade de paradis fiscaux.

A noter également parmi les principaux écarts les +2% de Biogen et les -2% de Endo puis les -4,65% de Mylan contraint de mettre sur le marché des versions 'génériques' moins coûteux de certains médicaments dénoncés pour leurs coût exorbitant.

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