Marché: Candriam confiant pour la croissance dans l'eurozone

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(CercleFinance.com) - A l'occasion d'une conférence de presse donnée ce mercredi à Paris en marge de la publication de ses perspectives économiques et financières, Candriam s'est montré plutôt optimiste quant à la situation macroéconomique de l'eurozone.

La croissance dans la région a, en première partie d'année, été en grande partie soutenue par les baisses conjointes des prix du pétrole et de l'euro, mais ces 2 facteurs de soutien tendent à s'atténuer. Pour autant, les enquêtes d'activité restent bien orientées, souligne le gestionnaire d'actifs, qui met également en avant la progression bien réelle des exportations.

Reste que, de son point de vue, la croissance est désormais principalement tirée par la demande intérieure. Après la consommation, l'investissement est en effet reparti lui aussi, tandis que, sur le front de l'emploi, le taux de chômage poursuit son recul. Même modeste, une hausse des salaires devrait par ailleurs permettre à la consommation de continuer de progresser, poursuit Candriam, auquel il n'a pas échappé qu'à l'exception des cas particuliers - et diamétralement opposés - de l'Irlande (8% de croissance !) et de la Grèce, la reprise est moins hétérogène qu'avant dans l'eurozone.

'Grâce à la dépréciation de l'euro et à la modération salariale qui a prévalu au sortir de la crise, la compétitivité des entreprises de la zone s'est il est vrai nettement améliorée en Espagne et au Portugal en particulier', pointe notamment Candriam, qui vise une croissance légèrement inférieure à 2% tant en 2016 qu'en 2017 dans la région.

Le gestionnaire d'actifs sait toutefois que les incertitudes politiques rendent l'exercice de prévision 'plus périlleux encore qu'à l'habitude'. Parmi elles, il évoque évidemment le référendum sur l'avenir de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne (UE), dont l'issue, qui sera connue le 23 juin prochain, est pour le moins indécise (et a fortiori les répercussions économiques d'un éventuel 'Brexit'), et plus loin dans le temps des élections qu'il qualifie de 'décisives' en France comme en Allemagne. Les 2 premières puissances de l'eurozone changeront-elles de majorité ? En attendant, la BCE continuera de faire, seule, tout ce qu'elle peut pour soutenir l'activité, assure Candriam.

Le volontarisme de l'institution pour encourager la reprise, avec une batterie de mesures qui ont largement soutenu les marchés actions ces dernières semaines, ne souffre il est vrai aucune discussion...

(G.D.)

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