Marché: aucune tendance du côté des devises.

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(CercleFinance.com) - A huit jours d'une réunion de la Fed, l'indécision et la faible volatilité étaient toujours de mise sur le marché des changes, du moins pour la monnaie unique européenne. Ainsi à cette heure, l'euro progressait-il symboliquement de 0,06% à 1,1223 dollar, sans être plus inspiré face au sterling et au franc suisse. La principale devise du Vieux Continent prend par ailleurs 0,19% face au yen à 115,26, sur des spéculations quant à la Banque du Japon.

La prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui se terminera avec l'été le 21 septembre prochain, semble tétaniser les cambistes. Il faut dire que les opinions sont plutôt partagées - la Fed relèvera-t-elle ou non ses taux directeurs, ou bien donnera-t-elle des indications sur ses intentions ? -, d'où une incertitude élevée. En attendant, les derniers indicateurs macroéconomiques, dont la Fed s'est déclarée “dépendante”, paraissent médiocres.

D'autant que les opérateurs n'ont même plus les propos des “officiels” de la banque centrale américaine à se mettre sous la dent. Comme le rappelle CMC Markets France, “plus aucun membre de la Fed ne s'exprimera jusqu'à la prochaine réunion du FOMC le 20 et 21 septembre : début de la 'black-out period'”.

Et les spécialistes de rapporter qu'à ce jour, “la probabilité d'une remontée des taux en septembre est tombée à 15% contre 21% hier. Elle est de 54,5% pour une hausse en décembre.”

Les cambistes de Société Générale reviennent ce matin sur l'idée, couramment répandue, de l'existence d'une 'bulle obligataire', qui risquerait d'éclater si les taux - qui sur le marché obligataire évoluent à l'inverse de la valeur des papiers - venaient à remonter.

Une crainte qui pourrait expliquer l'attentisme. A en croire SG, le marché obligataire n'est pas confronté au risque de bulle, mais il se trouve plutôt à l'aube d'un point de retournement important.

“Les changes - ainsi que la plupart des marchés - sont pour l'heure guidés par le marché obligataire', estime SG. Tombé vers 1,35% au tout début du mois de juillet, dans le sillage du vote du Brexit, le rendement de l'obligation d'Etat fédérale à dix ans ne fait depuis lors que se tendre : il frôle les 1,72% ce midi.

Par ailleurs, le yen peut souffrir d'anticipations de nouvelle baisse de ses taux par la Banque du Japon.

EG

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