Marché: attentisme au sommet pour l'euro/dollar.

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(CercleFinance.com) - Jeudi midi sur le marché des devises, la monnaie unique européenne se traitait tout près de ses plus hauts niveaux annuels contre le dollar américain, sans varier sensiblement pour autant. Si pour l'heure, l'euro recule de 0,12% à 1,1232 dollar, il grimpe dans les mêmes (faibles) proportions contre le sterling, le franc suisse et le yen nippon.

Rappelons que l'euro/dollar a atteint, voilà dix jours, un sommet annuel proche de 1,1270 dollar.

“En ce début du mois de juin”, commentent ce matin les analystes d'Aurel BGC, “les échéances politiques (élections britanniques et législatives françaises, puis l'ouverture des négociations sur le Brexit) et la perspective des réunions de politique monétaire de la Fed et de la BCE seront peut-être l'occasion de lancer une nouvelle séquence sur les marchés. Mais l'attentisme devrait néanmoins perdurer à court terme.”

Que retenir des annonces de la veille au soir ? “Le Livre beige (un recueil de conjoncture, ndlr) de la Fed a fait état d'une croissance toujours modeste à modérée, pour reprendre la sémantique utilisée dans le rapport. Le Livre beige signale aussi que 'les pressions sur les prix n'ont guère changé par rapport à la précédente livraison'”, soulignent ce matin des analystes parisiens.

Notons que le prochain FOMC, le comité de politique monétaire de la banque centrale américaine, se terminera le 14 juin prochain. Le consensus table sur un relèvement d'un quart de point de la fourchette des taux directeurs, qui actuellement va de 0,75% à 1%.

Parmi les indicateurs publiés ce matin, on retiendra que dans sa version définitive, l'indice PMI d'IHS Markit pour l'industrie manufacturière de la zone euro est bien ressorti à 57 points en mai, après 56,7 le mois précédent. Le marché n'en attendait pas moins. Grâce notamment à l'Allemagne, “les fortes hausses de la production et des nouvelles commandes entraînent une croissance record de l'emploi”, souligne l'institut.

Qui, au passage, se montre franchement positif : “La forte hausse des effectifs accompagnant la reprise du secteur suggère qu'un nombre croissant d'entreprises privilégie désormais les investissements de capacité sur les politiques de réduction des coûts, témoignant d'un fort degré d'optimisme dans l'ensemble de la région. La hausse record de l'emploi enregistrée en mai semble en outre confirmer la consolidation progressive de la reprise”, commente l'économiste principal d'IHS Markit, Chris Williamson.

L'agenda statistique américain de l'après-midi sera notamment marqué par les inscriptions hebdomadaires au chômage, et aussi par la publication de l'enquête ADP sur l'emploi : selon le consensus, ces dernières devraient témoigner de 185.000 créations de postes dans le secteur privé en mai, le même chiffre étant attendu demain lors de la publication du rapport “officiel” que dévoilera le Bureau of Labor Statistics. On guettera aussi l'indice ISM manufacturier pour le mois de mai, anticipé à 54,5 après 54,8.

EG

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