Marbre, lumière et verticalité : le renouveau des Halles

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Sombres, décousues, peu accueillanters... Les Halles, principale porte souterraine pour rentrer à Paris, n’avaient pas fière allure. En parallèle des travaux réalisés dans ce quartier, les sous-sols vont eux-aussi faire peau neuve.

On parle volontiers (et à raison) de la canopée des Halles qui sera inaugurée le 5 avril, et de tout l’aspect extérieurs de ce quartier central de Paris. Il était temps d’agir, et de transformer un quartier qui a toujours eu la réputation d’être «moche». Ou du moins peu agréable pour les yeux ou pour se balader. L’inauguration du jardin Nelson Mandela, par exemple - entre l’ancienne bourse du commerce et l’église Saint-Eustache - a donné de l’air à tout cela. C’est un bon début.

Mais il y a toutefois un chantier dont la presse parle beaucoup moins: celui, pourtant important, des sous-sols des Halles, où transitent chaque jour des dizaines de milliers de voyageurs, promeneurs, et travailleurs: 85% de la population des visiteurs arrivent par voie souterraine. Ils viennent de banlieue, de province, voire de l’étranger... Les Halles, c’est un peu le «hub» de Paris, son centre-ville, ou son épicentre. C’est par ici qu’on y arrive.

Lumières, formes haussmanniennes et marbre au sol

Malheureusement, cette «porte d’entrée souterraine» de Paris n’est pas à la hauteur de ses ambitions: un dédale de couloirs longs et sombres, et des espaces peu mis en valeur. «Quand on arrive à Paris par le dessous, difficile de se dire qu’on arrive dans la plus belle ville du monde. Si les Halles ont longtemps eu la réputation d’être «moche» au dessus, c’est encore pire en dessous!», explique au Figaro Olivier Saguez, fondateur de Saguez & Partners, chargé de la réhabilitation de ces sous-sols.

Que faire avec ces grands labyrinthes sombres et hostiles? Inverser la tendance: les rendre à la fois lumineux et accueillant, tout en faisant apparaitre des signes propres à la capitale. «Le sol est en marbre de Savoie, plusieurs formes et angles rappellent le style haussmannien... et surtout, la couleur blanche et la lumière sont omniprésentes», décrit Olivier Saguez. Au fil des étages, la lumière se fait progressivement plus intense. Assez pour redorer l’apparence de cette porte d’entrée dans la ville lumière. L’inauguration de ces sous-sols est prévue, elle aussi, le 5 avril prochain.

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