MARATHON DES SABLES. Un millier de « fous » dans le désert marocain

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MARATHON DES SABLES. Un millier de « fous » dans le désert marocain
MARATHON DES SABLES. Un millier de « fous » dans le désert marocain

Les grandes aventures naissent parfois de quelques grains de sable. En janvier 1984, Patrick Bauer se lance le défi de parcourir 350 km en courant dans le désert saharien en solitaire et en totale autonomie. Ce Troyen, alors âgé de 28 ans, effectue la distance de 350 km en douze jours, avec un sac de 35 kg sur le dos. Son sens du partage aiguise l'appétit de ce photographe de presse et également organisateur de concerts qui décide de créer, deux ans plus tard, une course dans la désert marocain. 23 pionniers sont au départ. Le Marathon des Sables est né.

Ce dimanche, ils seront 1 045 à s'élancer pour la 29e édition d'un MDS qui bat le record de participation avec également 45 pays représentés, parmi lesquels l'Afrique du Sud, l'Equateur, la Malaisie ou encore la Nouvelle-Zélande, les Philippines ou Singapour. « Au départ, c'était un pari fou, sourit aujourd'hui Patrick Bauer. Et il était impossible d'imaginer un tel succès. On me disait d'ailleurs «tu ne pourras jamais emmener plus de 100 personnes dans le Sahara ». Moi, j'en espérais le double. Mais chaque année on a accueilli cent personnes de plus. On s'est fait pousser par le vent du désert...»

Depuis vendredi, c'est un petit village peuplé de 1 700 personnes (dont 600 de l'organisation), alimenté à 50 % par des panneaux solaires, qui a poussé sous le regard des fameuses dunes de Merzouga. Ces montagnes d'un sable orange de 170 mètres de haut seront le terrible théâtre de la première des six étapes d'un périple total de 243 km, avec notamment celle redoutée de 81 km (mercredi). « Lorsqu'on organise une telle épreuve il n'y a rien d'acquis et il faut tout remettre à plat chaque année, insiste le maître d'oeuvre. La vigilance est de rigueur. »

Car envoyer un millier de fondeurs dans un univers aussi hostile n'est pas sans risque sous une température frôlant avec les 40°C. D'autant que ces courageux devront survivre durant six jours en autosuffisance ...

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