Manuels scolaires : alors, c'est ognons ou oignons ?

le , mis à jour à 07:18
0
Manuels scolaires : alors, c'est ognons ou oignons ?
Manuels scolaires : alors, c'est ognons ou oignons ?

À la rentrée prochaine, des écoliers apprendront dans les livres que leur « maitresse » s'écrit avec un point, d'autres qu'elle est plutôt coiffée d'un accent circonflexe. Evoquée l'hiver dernier par certains éditeurs, mais vivement contestée par Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, la généralisation de la réforme de l'orthographe dans les manuels scolaires n'est finalement plus au programme.

Proposées, en 1990, par le Conseil supérieur de la langue française sous l'impulsion du Premier ministre Michel Rocard et validées, pourtant, à l'époque dans ses grandes lignes par les Immortels, ces modifications visent à simplifier quelques « bizarreries » de la langue de Molière — disparition de l'accent circonflexe sur les i et u, du trait d'union dans les mots « portemonnaie » ou « extraterrestre » — et à corriger des anomalies, à l'instar d'« oignon » devenu « ognon » ou « chariot » transformé en « charriot », afin de s'aligner sur « charrette »... Mais pour compliquer les choses, les anciennes règles ne sont pas considérées comme une faute. Deux orthographes peuvent donc cohabiter.

Il y a six mois, un bulletin officiel du ministère de l'Education préconisait que l'enseignement « a pour référence » les évolutions publiées par le « Journal officiel » en 1990. Pour autant, rien n'oblige, au nom de la liberté pédagogique, un éditeur à s'y plier. Résultat, si des fabricants de chapitres se sont mis à la page, d'autres boycottent le choc de simplification. « La situation est variée », résume Sylvie Marcé, à la tête de la maison Belin. Présidente du groupe des éditeurs scolaires au sein du Syndicat national de l'édition, elle affirme que ce sujet « n'est pas au coeur de nos problématiques aujourd'hui » et déplore une polémique « montée de toutes pièces ».

Ceux qui suivent à la lettre les recommandations le font parfois ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant