Manuel Valls : "Un Premier ministre socialiste à la City, c'est une révolution"

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Le Premier ministre s'est entretenu lundi matin avec son homologue britannique David Cameron.
Le Premier ministre s'est entretenu lundi matin avec son homologue britannique David Cameron.

Dans la grande bibliothèque du Guildhall, sous le regard des personnages de l'Ancien Testament, Manuel Valls a dû se sentir tel Daniel face au lion dans la fosse. Aussi, pour tenter de convaincre les opérateurs de la première place financière européenne que la France s'est bel et bien engagée dans de profondes réformes structurelles, a-t-il choisi de manier la litote : "Un Premier ministre français à la City, c'est presque un évènement. Un Premier ministre socialiste à la City, c'est une révolution." Macron, l'atout maître C'est que depuis son arrivée au pouvoir, la gauche a multiplié les impôts - à commencer par la taxation à 75 % des plus hauts salaires -, mais aussi les hésitations stratégiques, les erreurs d'appréciation. Et puis voilà que Manuel Valls affirme que la France est rentrée dans la course, imagine des coups gagnants, redécouvre l'économie de marché... Bref, se convertit à la libre entreprise. "Il existe un cliché qui veut que la gauche soit fâchée avec l'entreprise. Or, mon rôle est d'aller au-devant des acteurs économiques", a déclaré le Premier ministre d'une France qu'il dit "totalement ouverte à la bonne conduite des affaires". Son message a été simple et direct : la restauration de la compétitivité des entreprises passe par la réduction du coût du travail ; la baisse du déficit budgétaire réclamée, par la maîtrise de la dépense publique ; la réduction de la fiscalité, la simplification du...

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  • M6483692 le lundi 6 oct 2014 à 19:42

    ça alors j'ignorais qu'il était socialiste moi.