Manuel Valls sonne la contre-attaque de l'exécutif contre l'UMP

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par Gérard Bon

TOULOUSE (Reuters) - Manuel Valls, qui s'affirme comme l'homme fort du gouvernement, a lancé samedi la contre-offensive face à l'opposition qui fait au gouvernement un procès en amateurisme.

Le ministre de l'Intérieur a salué devant les militants socialistes réunis en congrès à Toulouse l'action du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en baisse dans les sondages et devenu la cible privilégiée de l'UMP.

"Je suis fier d'être un ministre de Jean-Marc Ayrault, qui est un Premier ministre disponible, à l'écoute, qui arbitre, qui coordonne et qui agit, et qui met en oeuvre les engagements du président de la République", a-t-il lancé à la tribune.

Avant lui, de nombreux hiérarques du parti avaient nié toute déprime militante et mis en avant le travail déjà accompli par le gouvernement, avec la mise en oeuvre d'ici la fin de l'année "de 25 des 60 propositions" de François Hollande, selon le numéro deux du PS, Guillaume Bachelay.

Jean-Marc Ayrault devait monter pour sa part à la tribune en fin de journée.

Manuel Valls a invité les militants à ne pas se laisser impressionner par "la société du spectacle qui voudrait que tout se fasse en un jour".

"Les Français sont lucides, il faudra temps", a-t-il dit, plaidant pour une action dans la durée.

"Ce ne sont pas les sondages qui font la politique du gouvernement", a-t-il insisté, en ironisant sur les "cotes de confiance, les indicateurs satisfecit, les baromètres de l'action, les baromètres de l'opinion, les baromètres du baromètre".

"Oublions quelques instants les sondages et rappelons-nous que ce ne sont pas 1.000, non pas 10.000, mais des millions de Français qui ont placé François Hollande au sommet de l'Etat", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

EN TÊTE DES PERSONNALITÉS

Manuel Valls a déclenché des applaudissements nourris, témoignant de sa popularité croissante au sein du PS et dans l'opinion.

En dépit d'un activisme parfois comparé à celui de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur avait déjà pu mesurer sa popularité auprès des militants lors de l'université d'été de la Rochelle.

Dans le baromètre Ifop du 12 octobre, Manuel Valls arrive en tête des personnalités politiques préférées des Français (75%), ce qui est une première pour un ministre.

Il est, en outre, celui qui au sein de l'exécutif progresse le plus, alors que dans le même temps Jean-Marc Ayrault perd 8 points (59 % de bonnes opinions) et François Hollande baisse de 7 points (53 % de bonnes opinions).

Depuis cinq mois, Manuel Valls a imposé une ligne de "fermeté républicaine", en particulier sur l'immigration, tout en la nuançant de mesures plus libérales afin de ne pas apparaître trop à droite du PS.

S'il a renoncé à la délivrance de récépissés lors des contrôles d'identité, le ministre a ainsi confirmé le retour du matricule sur l'uniforme des policiers et décidé de faciliter les naturalisations.

Il a redit samedi à Toulouse sa conviction que la gauche devait répondre à "l'attente fondamentale" des Français sur la sécurité. "Il n'y a qu'une seule réponse possible, l'ordre républicain", a-t-il insisté.

Edité par Jean Décotte et Thierry Lévêque

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  • Georg47 le samedi 27 oct 2012 à 17:47

    Il a été applaudi par qui ? par des socialos ! des contemplateurs de nombrils

  • jbellet le samedi 27 oct 2012 à 15:15

    oui Mr Valls les français sont devenus très lucides, ils ont compris qu'ils avaient voté pour des amateurs qui essaient de faire diversion avec le vote des étrangers ou le mariage des homosexuels; vous faites illusions...